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Société israélienne de satellites : le S-300 syrien n’est pas encore prêt

Des images d'ImageSat International montrent des lanceurs de systèmes de défense aérienne fournis par la Russie qui n'ont pas encore été montés, et des radars encore emballés

Sur cette photo prise le 27 août 2013, un système de défense antiaérienne  S-300 est présenté à l'ouverture du spectacle aérien MAKS à Zhukovsky, aux abords de Moscou, en Russie, le 27 août 2013 (Crédit : AP Photo/Ivan Sekretarev)
Sur cette photo prise le 27 août 2013, un système de défense antiaérienne S-300 est présenté à l'ouverture du spectacle aérien MAKS à Zhukovsky, aux abords de Moscou, en Russie, le 27 août 2013 (Crédit : AP Photo/Ivan Sekretarev)

Les images par satellite des batteries de défense aérienne S-300 en Syrie semblent montrer que les systèmes avancés fournis au régime d’el-Assad par la Russie ne sont pas encore opérationnels, selon une société israélienne d’imagerie par satellite.

Les images prises dans la région de Masyaf, dans le nord-ouest de la Syrie, où de nombreuses frappes israéliennes auraient été menées contre des cibles stratégiques, montrent que les lanceurs de missiles ne sont pas encore en place, selon ImageSat International.

En outre, plusieurs éléments tels que des radars sont encore recouverts de filets de camouflage.

« Il est probable que le nouveau déploiement du S-300 syrien ne soit pas encore opérationnel », selon la compagnie, qui interprète le renseignement visuel.

Le statut des autres batteries déployées dans le pays demeure incertain.

La Russie a livré les batteries antiaériennes avancées S-300 à la Syrie le mois dernier à la suite du crash d’un avion militaire russe abattu par les forces aériennes syriennes pendant une frappe israélienne contre des cibles iraniennes en Syrie le mois précédent.

Les photos satellites publiées par ImageSat International le 14 novembre 2018 semblent montrer que les systèmes S-300 dans la ville de Masyaf, au nord-ouest de la Syrie, ne sont pas encore opérationnels (Crédit : ImageSat International).

Outre quatre lanceurs de missiles intercepteurs, Moscou a également fourni à la Syrie de nouveaux radars, systèmes de visée et centres de commandement.

La Russie, alliée de longue date de la Syrie, a imputé à Israël le crash de l’avion et la mort des 15 soldats russes à bord – une accusation rejetée par Jérusalem. Jérusalem a également réfuté l’affirmation russe selon laquelle des avions de combat israéliens se seraient cachés derrière l’avion de reconnaissance russe après leur attaque.

L’armée syrienne a déclaré au début du mois que les systèmes de défense aérienne S-300 empêcheraient dans une large mesure Israël de mener avec succès des frappes contre ses cibles dans le pays.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré le mois dernier à la Russie qu’Israël doit continuer à frapper des cibles hostiles en Syrie pour empêcher l’Iran d’établir une présence militaire au-delà de la frontière.

Bien qu’il y ait eu une baisse notable des raids israéliens après l’incident d’avion du 17 septembre, un haut responsable israélien a déclaré le mois dernier que l’État juif avait en fait continué à attaquer des cibles en Syrie.

Ces dernières années, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie contre des cibles liées à l’Iran et a accusé Téhéran – qui, comme Moscou, soutient le régime syrien dans la guerre civile qui sévit depuis sept ans – de vouloir se fixer militairement dans ce pays.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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