Statut d’espèces protégées élargi à des centaines d’animaux et de plantes
Rechercher

Statut d’espèces protégées élargi à des centaines d’animaux et de plantes

Des poissons d'eau douce ont été ajoutés à la liste pour la première fois

Des Roussettes d'Égypte étudiées par l'Université de Tel Aviv. (Crédit)
Des Roussettes d'Égypte étudiées par l'Université de Tel Aviv. (Crédit)

Jeudi, le ministre de la Protection de l’environnement Zeev Elkin a approuvé l’ajout de centaines d’espèces d’animaux et de plantes dans la liste israélienne des espèces protégées. Il s’agissait de la première mise à jour de la liste depuis 2009.

Les nouvelles espèces protégées incluent la Roussette d’Égypte, l’une des rares types de chauves-souris frugivores qui utilise l’écholocalisation. Elles jouent un rôle important dans la pollinisation et la dispersion des graines, mais ces chauves-souris frugivores sont perçues comme nuisibles par les fermiers.

Des centaines d’espèces de plantes qui sont menacées par la réduction de leur environnement ont été ajoutées à la liste, avec des poissons d’eau douce, qui apparaissent sur la liste pour la première fois.

Les 13 espèces de poissons d’eau douce qui figurent maintenant sur la liste comprennent la Loche franche (Oxynoemacheilus dori) endémique en Israël et que l’on ne trouve que dans un seul site à Emek HaMaayanot (Vallée des Sources) de la Vallée du Jourdain.

L’Ablette du Yarkon (Acanthobrama telavivensis) a également été ajoutée à la liste. L’espèce s’était presque éteinte après une sécheresse en 1999. Cette espèce commence à se reconstituer dans la rivière Yarkon et d’autres habitants grâce à un projet de réintégration.

Le ministère de la Protection de l’environnement a fait savoir dans un communiqué que l’inscription des poissons dans la liste aiderait à faire avancer les initiatives pour protéger les sources d’eau douce dans le pays.

Le ministre de la Protection de l’environnement Zeev Elkin participe à la Conférence Katif à Yad Binyamin, le 6 août 2019. (Flash90)

Elkin — un ministre de la Protection de l’environnement à temps partiel du parti du Likud qui est également responsable des Affaires de Jérusalem – est revenu sur une promesse qu’il avait faite il y a un an d’ajouter à la liste deux espèces de poisson en danger dans la Méditerranée. Il aurait reculé sous la pression de l’industrie de la pêche, a rapporté le quotidien Globes business.

Les deux espèces concernées sont le Mérou brun (Epinephelus mrginatus) et le thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus).

Le ministre de la Protection de l’environnement a déclaré dans un communiqué : « La décision du ministère reflète le besoin de préserver la nature et la biodiversité tout en équilibrant différents intérêts dans la société israélienne – des intérêts écologiques, sociaux et économiques ».

Le statut des poissons de la Méditerranée doit être révisé dans deux ans et des espèces seront ajoutées à la liste si c’est nécessaire, après la mise en place de mesures pour surveiller la population de poissons et les évolutions dans la déclaration de réserves marines protégées, a déclaré le ministère.

Des pêchers rapportent un thon rouge de Méditerranée à Barbate, au sud de l’Espagne, le 25 avril 2011. (AP Photo / Emilio Morenatti)

La liste, qui a également été mise à jour avec des espèces invasives d’oiseaux, a été réalisée par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs, en coordination avec le ministère de la Protection de l’environnement et le ministère de l’Agriculture.

Elle sera présentée lors d’une réunion de la Convention pour la biodiversité des Nations unies en Chine l’année prochaine.

Le ministère de la Protection de l’environnement est autorisé à accorder un statut protégé à des espèces qu’il est important de conserver et/ou qui sont en danger d’extinction.

Abattre ou faire commerce de ces espèces est seulement autorisé avec un permis établi par le directeur de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

La principales menaces qui pèsent contre la biodiversité en Israël proviennent de la destruction de l’habitat, de la perte d’espaces ouverts, d’espèces invasives, de la surexploitation des humains et du changement climatique.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...