Sur Arte, l’histoire chargée d’un immeuble du Xe arrondissement parisien
Rechercher

Sur Arte, l’histoire chargée d’un immeuble du Xe arrondissement parisien

Dans "Les enfants du 209 rue Saint Maur, Paris Xe" la documentariste Ruth Zylberman mène l'enquête sur les parcours des habitants de cette adresse sous l'Occupation

Le 209 rue Saint Maur aujourd'hui (Crédit: capture d'écran Google Street View)
Le 209 rue Saint Maur aujourd'hui (Crédit: capture d'écran Google Street View)

Qui habitait le 209, rue Saint Maur dans le Xe arrondissement durant l’Occupation ? Où sont aujourd’hui ceux qui y ont vécu enfants ? Une patiente et minutieuse enquête de Ruth Zylberman l’a emmenée de Tel Aviv à Melbourne sur la trace des survivants et de leurs souvenirs.

« Avant-guerre, avant que Vichy ne recense les juifs – étrangers et français –, avant que leurs biens ne soient spoliés, avant la rafle du Vel d’Hiv’ de juillet 1942 et les déportations vers Auschwitz, à quoi ressemblait la vie au 209, rue Saint-Maur ? » se demande la chaîne franco-allemande.

« Chassés d’Allemagne ou ayant fui les pogroms d’Europe centrale, un tiers des habitants de cet immeuble du 10e arrondissement est de confession juive. Chez les Diamant, ils sont huit : les parents, trois enfants nés en Pologne et trois en France. Aujourd’hui installée à Tel Aviv, Odette est la seule survivante. Chez les Baum, des deux enfants, Marguerite et Albert, seul ce dernier a survécu. Depuis Melbourne, en Australie, Berthe Rolider évoque la pièce unique qu’elle partageait avec père et mère ».

Au 209, il y avait aussi les Goldzstajn, dont le fils René a pu survivre parce que la concierge Mme Massacré l’a attrapé quand sa mère l’a jeté dans sa bras lors de son arrestation en 1944. On y trouvait aussi la famille Dinanceau qui avait la particularité d’avoir caché une famille juive dans son grenier et d’avoir un fils dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, engagée dans la Wehrmacht aux côtés des nazis.

Le documentaire peut être regardé sur le site d’Arte pendant encore quelques jours.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...