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Sur NBC, Herzog révèle les directives des « camps d’été terroristes » à Gaza

Lors de l'émission "Rencontre avec la presse", le président rejette l'idée qu'Israël cherche à déplacer de force les Palestiniens de la bande de Gaza

Le président Isaac Herzog apparaît dans l'émission "Meet the Press" de NBC le 7 janvier 2024. (Autorisation)
Le président Isaac Herzog apparaît dans l'émission "Meet the Press" de NBC le 7 janvier 2024. (Autorisation)

Le président Isaac Herzog a révélé dimanche soir ce qu’il a déclaré être un document du Hamas découvert par les troupes israéliennes à Gaza et portant sur des programmes de camps d’été organisés par le groupe terroriste palestinien.

Il a présenté les documents lors d’une interview accordée à l’émission « Rencontre avec la presse » de la chaîne NBC, et a déclaré que les documents récemment découverts étaient « une directive des commandants du Hamas sur la manière de gérer les camps d’été pour les enfants afin de diffuser les valeurs du djihad ». Le document indique clairement qu’il s’agit de diffuser les valeurs du djihad et de la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes], c’est-à-dire de la terreur, et de faire de cette société une société armée ».

Le président indique que, normalement, les camps d’été visent à permettre aux « jeunes, enfants et adolescents de devenir des citoyens du monde libre, avec la liberté, le bonheur, la joie, le sport – ici, leur objectif est de les transformer en terroristes. »

Les camps d’été organisés par des groupes terroristes dans la bande de Gaza sont un phénomène bien documenté depuis des années, le Hamas et le Jihad islamique palestinien gérant leurs propres versions, dans lesquelles les enfants s’entraînent au maniement des armes et s’exercent à des activités telles que le combat, l’enlèvement et le meurtre d’Israéliens.

Au cours d’une conférence de presse tenue au début du mois, l’armée israélienne a montré aux journalistes des images de groupes terroristes endoctrinant des jeunes.

Herzog a accusé les groupes d’utiliser des mineurs pour effectuer des tâches pour elles pendant la guerre, et a affirmé que des enfants avaient été envoyés par les groupes terroristes sur les champs de bataille à Gaza après une attaque « pour évaluer les dégâts et les signaler aux terroristes qui se cachent dans les abris ».

En 2021, un camp d’été organisé par le Hamas a formé des enfants à tirer sur des soldats sur le mont du Temple et la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, par le biais de simulations informatiques. Parmi les autres activités auxquelles les enfants étaient encouragés à participer figurait une simulation d’enlèvement d’un soldat israélien.

Lors d’un camp similaire organisé par le Jihad islamique palestinien en 2023, Darwish al-Gharabli, un responsable du groupe terroriste palestinien, a déclaré à l’AFP : « Des centaines de personnes ont participé aux camps des Brigades al-Qods, les camps de la gloire et de la fierté, garantissant que le jihad et la résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes] se poursuivront. »

Des enfants palestiniens jouant sur un char factice à côté de terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 3 janvier 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Interrogé lors de l’émission « Rencontre avec la presse » sur les propos tenus ces derniers jours par plusieurs ministres du gouvernement de droite, qui ont préconisé d’encourager l’émigration massive des Palestiniens de Gaza, Herzog a fermement rejeté l’idée que le déplacement était une politique officielle du gouvernement.

Herzog affirmé que le gouvernement israélien ne soutient en aucune manière le déplacement massif des Palestiniens de Gaza, affirmant, comme l’atteste le plan du ministre de la Défense, Yoav Gallant pour l’après-guerre, que cela n’est « absolument pas la position du gouvernement israélien, ni du Parlement israélien, ni du peuple israélien. »

« Mais nous sommes une démocratie », a-t-il poursuivi. « Et dans une démocratie, il y a une multitude d’idées dans un panel de domaines, et dans une société où la liberté d’expression est la base de notre ADN national, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. »

« Dans un cabinet de 30 ministres, un ministre peut dire ce qu’il veut. Cela ne me plaît peut-être pas, mais c’est la politique israélienne », a-t-il ajouté.

Des roquettes à côté d’enfants dans un camp d’été du Jihad islamique, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 juin 2023. (Crédit : Fatima Shbaïr/AP)

Les commentaires du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, en faveur du déplacement massif de Palestiniens, ont été vivement critiqués ces derniers jours, notamment par le Département d’État américain, qui a qualifié leur rhétorique « d’incendiaire et irresponsable ».

Pour sa part, Ben Gvir a déclaré aux journalistes que la guerre à Gaza représentait « une opportunité de se concentrer sur l’encouragement de la migration » des résidents de l’enclave côtière, tandis que Smotrich a déclaré aux membres de son parti, HaTzionout HaDatit, lors d’une réunion de faction que la « solution correcte » au conflit israélo-palestinien en cours serait « d’encourager l’émigration volontaire« .

Réaffirmant « qu’officiellement et sans équivoque, ce n’est pas la position israélienne », Herzog a averti que la psyché nationale d’Israël devrait être prise en considération lors de l’interprétation de ce qui est dit.

« Au cours des trois derniers mois, nous avons vu tant d’agonie, de douleur et de tristesse », a-t-il souligné, ajoutant qu’il y a encore plus de 130 Israéliens détenus à Gaza, dont Kfir Bibas, qui vient d’avoir un an, ainsi que plusieurs survivants de la Shoah et d’autres personnes âgées.

Le chef du parti Otzma Yehudit, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, dirigeant une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 1er janvier 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« C’est pourquoi notre nation est inquiète, angoissée, et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener ces otages. »

Israël a juré d’éliminer le Hamas après les massacres barbares du 7 octobre, au cours desquels des terroristes palestiniens ont pris d’assaut la frontière de Gaza et sauvagement assassiné 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de 16 ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

Plus de 22 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Israël affirme avoir tué 8 500 terroristes à l’intérieur de la bande de Gaza depuis le début de la guerre.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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