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Syrie : 60 morts dans une attaque de drone lors d’une cérémonie militaire

L'armée affirme que des drones chargés d'explosifs ont frappé un événement à Homs ; le ministre de la Défense aurait quitté les lieux peu avant l'attaque ; Damas jure de se venger

La capture d'écran d'une vidéo censée montrer un défilé militaire syrien à Homs quelques instants avant une attaque meurtrière de drone, le 5 octobre 2023. (Crédit : X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
La capture d'écran d'une vidéo censée montrer un défilé militaire syrien à Homs quelques instants avant une attaque meurtrière de drone, le 5 octobre 2023. (Crédit : X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Plus de soixante personnes ont été tuées jeudi dans une attaque de drones ayant visé l’académie militaire de Homs, dans le centre de la Syrie, en pleine cérémonie de promotion d’officiers, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Au même moment, la Turquie menait des frappes contre des régions sous contrôle kurde dans le nord-est de la Syrie, faisant au moins neuf morts selon les forces kurdes.

L’attaque de Homs, imputée par l’armée syrienne à « des organisations terroristes », a fait « plus de 60 morts », selon l’OSDH, en majorité des officiers mais aussi neuf civils, des proches des militaires qui assistaient à la cérémonie.

L’OSDH, basé au Royaume-Uni et disposant d’un vaste de réseau de sources en Syrie, a également fait état de « plusieurs dizaines de blessés ».

« Des organisations terroristes ont visé la cérémonie à l’aide de drones chargés d’explosifs », a indiqué l’armée syrienne, promettant de « riposter fermement à cette lâche attaque terroriste inédite ».

L’attaque n’a pas encore été revendiquée. Des groupes jihadistes qui contrôlent une partie du territoire syrien ont parfois recours aux drones armés.

Un homme se préparant à conduire une moto près d’un incendie qui fait rage dans les installations pétrolières de Zarba à al-Qahtaniyah dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière turque, le 5 octobre 2023. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Les forces gouvernementales avaient repris en mai 2017 au prix de violents combats le contrôle total de la ville de Homs, qui était devenu un bastion rebelle depuis le soulèvement pro-démocratie de 2011.

Le conflit en Syrie a été déclenché par la répression des manifestations pro-démocratie, fait plus d’un demi-million de morts et morcelé le pays.

« Escalade  » 

Les Kurdes ont notamment établi une administration autonome dans le nord-est du pays, qui est régulièrement prise pour cible par l’armée turque.

Jeudi encore, la Turquie a mené des frappes contre la région, visant des sites pétroliers, deux centrales électriques, un barrage et une usine dans la province de Hassaké, contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS, qui sont dominées par les Kurdes et soutenues par les États-Unis).

https://twitter.com/michaelh992/status/1709925538717106176

La Turquie affirme agir en représailles à l’attentat ayant visé dimanche le ministère de l’Intérieur à Ankara, blessant deux policiers.

« Six membres des forces de sécurité ont été tués dans un raid » et « deux civils » circulant à moto ont péri dans une autre frappe, selon un communiqué des forces kurdes. Le porte-parole des FDS, Farhad Chami, a peu après fait état d’un neuvième mort.

La Turquie a affirmé que les auteurs de l’attentat d’Ankara, revendiqué par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, kurde turc), avaient été formés en Syrie, des accusations démenties par le chef des FDS, Mazloum Abdi.

Ankara considère la principale composante des FDS, les YPG (Unités de protection du peuple), comme une extension du PKK, qualifié « d’organisation terroriste » par Ankara.

« Il y a une escalade claire depuis les menaces turques » contre les zones contrôlées par l’administration kurde autonome dans le nord-est syrien, a affirmé Chami.

En riposte à l’attentat d’Ankara, la Turquie a également mené des frappes contre des positions du PKK dans le nord de l’Irak, pays frontalier de la Syrie et de la Turquie.

Après les frappes de jeudi en Syrie, des colonnes de fumée étaient visibles au dessus du site pétrolier de Qahtaniya, près de la frontière turque, selon des correspondants de l’AFP. Des pompiers se sont dirigés vers la principale centrale électrique de Qamichli, dans la province de Hassaké.

Bombardements

Dans le marché central de Qamichli, les commerçants et les rares clients avaient les yeux rivés sur les écrans de télévision et leurs téléphones portables, suivant avec angoisse les informations.

« La situation empire chaque jour. La Turquie ne nous laisse pas souffler et nous vise chaque jour. Nous voulons juste que nos enfants vivent en paix », affirme Hassan al-Ahmad, un commerçant de 35 ans.

L’administration autonome kurde a appelé jeudi « la communauté internationale, la coalition internationale » ainsi que la Russie à « prendre des positions capables de dissuader » la Turquie.

Les États-Unis, la Russie, alliée du régime, et la Turquie déploient des troupes dans des régions distinctes de Syrie.

Les FDS, soutenues par Washington, ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste État islamique (EI) en Syrie.

Entre 2016 et 2019, la Turquie a effectué trois opérations d’envergure contre les forces kurdes.

Ailleurs dans le pays, cinq membres d’une même d’une même famille ont été tués au cours de la nuit dans un bombardement des forces du régime dans la province d’Alep (nord-ouest).

Et à la suite de l’attaque de Homs, les forces du régime ont violemment bombardé la région d’Idleb, dernier bastion rebelle du pays, selon des habitants.

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