T. Ramadan victime « des sionistes qui commandent la France », disent ses soutiens
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T. Ramadan victime « des sionistes qui commandent la France », disent ses soutiens

Le prédicateur soupçonné de multiples abus sexuels est toujours en détention provisoire

Tariq Ramadan à une conférence à Bordeaux, le 26 mars 2016. (Crédit : AFP/Mehdi Fedouach)
Tariq Ramadan à une conférence à Bordeaux, le 26 mars 2016. (Crédit : AFP/Mehdi Fedouach)

A l’heure actuelle, Tariq Ramadan est toujours en détention provisoire. Agé de 55 ans, ce petit-fils du fondateur des Frères musulmans, est incarcéré depuis sa mise en examen le 2 février pour le viol présumé de deux femmes, dont les accusations ont fait chuter cette figure populaire et très controversée de l’islam en Europe.

Une poignée de ses soutiens se réunit régulièrement pour réclamer sa libération. Lors du dernier de celui-ci, quelques slogans ont attiré l’attention du site français Conspiracy Watch.

« Au dernier rassemblement de soutien à Tariq Ramadan, on dénonce ces ‘femmes’ qui, pour ‘la gloire, l’argent et […] la célébrité’, s’humilient ‘devant le Crif [et] devant les sionistes qui commandent cette France !’,  » note le site d’observation du conspirationnisme.

« Un peu plus tard », note le site on entend quelqu’un dire : « Pour moi, il n’y a pas de justice dans ce pays pour les musulmans. C’est devenu un Etat sioniste' ». Puis, à propos de Tariq Ramadan : » ‘c’est un complot, un coup monté contre lui pour l’abattre parce que ça fait 20 ans qu’ils essaient de l’abattre’. »

Une troisième femme en France, Mounia Rabbouj, a, elle aussi, porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol. Dans ce volet, l’intellectuel est pour le moment placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté et les investigations se poursuivent.

Le théologien, qui nie toute agression, a reconnu avoir eu une relation extraconjugale avec Mme Rabbouj, ancienne escort-girl et protagoniste du procès pour proxénétisme de l’hôtel Carlton aux côtés de l’ancien directeur du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

En garde à vue, l’islamologue a reconnu avoir rencontré Henda Ayari et « Christelle » en public, une seule fois chacune, mais a nié tout rapport sexuel avec elles.

En Suisse, une quatrième femme a déposé plainte pour viol contre lui.

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