Un ex-général nommé par Gabbay brigue la présidence du Parti travailliste
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Un ex-général nommé par Gabbay brigue la présidence du Parti travailliste

Tal Russo, qui avait rejoint la formation travailliste en amont des élections et qui a soutenu les efforts pour rejoindre la coalition de Netanyahu, renonce à être n°2 sur la liste

Le nouveau membre du Parti travailliste Tal Russo s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le nouveau membre du Parti travailliste Tal Russo s'exprime lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 13 février 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Un ancien général de Tsahal, nommé par le président du Parti travailliste Avi Gabbay comme numéro 2 sur la liste du parti de centre-gauche en proie au conflit, a annoncé lundi qu’il allait abandonner sa place réservée et envisager de se présenter à la direction du parti.

Dans un SMS adressé à ses partisans, Tal Russo a déclaré qu’il est entré en politique « avec l’espoir de changer et d’influencer, et non pour s’en tenir à une nomination politique ».

« Suite à la dissolution de la Knesset et aux nouvelles élections, je renonce par la présente à mon poste de numéro deux au sein du parti et j’envisage de me présenter à la présidence du parti », a déclaré Russo.

La course à la direction du Parti travailliste de Russo risque d’être une bataille ardue, étant donné son soutien public à la dernière offre du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour que le Parti travailliste rejoigne sa coalition.

Gabbay, qui avait nommé l’ancien chef du Commandement sud de Tsahal malgré l’opposition des hauts responsables du parti, a délibéré pendant plusieurs jours sur la proposition de Netanyahu avant de la rejeter mercredi soir dernier, tard dans la nuit, après que la 12e chaîne a fait état des négociations entre le chef du Likud et lui.

L’ancien député de Yesh Atid, Haim Jelin, qui a été nommé à la 10e place de la liste du parti – place réservée à un candidat choisi par le dirigeant –, a également annoncé dans un tweet ce lundi qu’il allait y renoncer. Jelin n’est pas parvenu à entrer la Knesset alors que les travaillistes n’ont remporté que six sièges aux élections d’avril, le pire score de leur histoire.

Le chef du parti Travailliste Avi Gabbay et Tal Russo lors d’une conférence de presse au Kibbutz Nahal Oz pendant une visite au sein des communautés du sud d’Israël, à la frontière de Gaza, le 7 mars 2019. (Crédit : Flash90)

Gabbay et Russo se seraient respectivement vu offrir les postes de ministre des Finances et de la Défense, en plus de deux autres portefeuilles réservés à d’autres députés travaillistes et une promesse de Netanyahu que toute législation lui accordant l’impunité serait mise de côté.

Le président du Parti travailliste a présenté l’offre aux députés Itzik Shmuli, Stav Shaffir, Shelly Yachimovich et Amir Peretz, qui ont chacun exprimé leur opposition et ont ensuite publiquement fustigé Gabbay après avoir appris par les médias que le projet était toujours à l’examen. Cependant, le quotidien sioniste religieux Makor Rishon a rapporté que Yachimovich avait également examiné l’offre à huis clos et rencontré le député du Likud Yariv Levin au sujet de la possibilité d’être nommée ministre de la Justice. Tant Yachimovitch que le Likud ont nié l’information.

Défendant sa volonté de considérer l’offre, malgré les déclarations stridentes des travaillistes qui refusaient de siéger dans tout gouvernement avec Netanyahu, Russo a déclaré à la radio militaire : « J’aurais aussi considéré une offre du Hamas. Tout était sur la table. »

Jeudi, Gabbay a cherché à justifier ses entretiens avec Netanyahu, en disant que même s’il avait promis à plusieurs reprises de ne pas rejoindre un gouvernement Netanyahu durant la campagne électorale, il y a sérieusement pensé après s’être vu offrir les moyens d’aider à préserver la démocratie israélienne.

Dimanche, Gabbay a annoncé que le parti organisera un vote pour la présidence du parti – mais pas pour le reste de la liste en prévision des des prochaines élections.

« Avant les élections de septembre, j’ai l’intention de proposer mardi à la direction du parti que nous organisions des élections pour la présidence du parti le plus tôt possible et sans primaires supplémentaires pour la Knesset », a déclaré Gabbay dans un communiqué.

La 12e chaîne d’information a rapporté plus tard ce dimanche que Gabbay avait dit à ses collègues que s’il n’était pas élu à la tête du parti, il ne resterait pas député.

Le député travailliste Amir Peretz a annoncé dimanche qu’il se présenterait à la direction du parti d’opposition avant les élections générales prévues le 17 septembre. Peretz, qui dirigeait le Parti travailliste en 2005-2007, a été battu par l’actuel chef du parti Gabbay lors des élections pour le poste de dirigeant en 2017.

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