Tel Aviv perd quatre places au classement 2020 des villes intelligentes
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Tel Aviv perd quatre places au classement 2020 des villes intelligentes

La Ville Blanche passe à la 50e place sur 109 villes classées selon des données économiques et technologiques et selon les perceptions des résidents

Les voies ferrées et l'autoroute Ayalon dans le centre de Tel Aviv, avec les tours Azrieli en toile de fond, le 18 décembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)
Les voies ferrées et l'autoroute Ayalon dans le centre de Tel Aviv, avec les tours Azrieli en toile de fond, le 18 décembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)

Tel Aviv a perdu quatre places dans un indice marqué par la baisse d’un grand nombre de villes européennes alors que le COVID-19 a fait des ravages dans les localités et les économies du monde entier. Ce classement a porté sur 109 villes en totalité.

Tel Aviv a chuté à la 50e place dans le classement des villes intelligentes. Elle était en 46e position l’année dernière.

Ce sont Singapour, Helsinki et Zurich qui arrivent en tête de l’édition 2020 de l’Indice des villes intelligentes mis en place par l’Institute for Management Development, en collaboration avec l’université de Singapour de Technologie et de Design (SUTD). Cet indice classe les villes sur la base de données économiques et technologiques ainsi que sur la perception des résidents concernant le degré « d’intelligence » de la localité où ils vivent.

Des centaines de citoyens de 109 villes ont fait l’objet d’une étude au mois d’avril et au mois de mai 2020. Ils ont dû répondre à des questions sur les dispositions mises en place dans le secteur technologique sur leurs lieux de résidence respectifs dans cinq secteurs essentiels : la santé et la sûreté, la mobilité, les activités, les opportunités et la gouvernance.

Les Israéliens profitent du soleil à la plage de Tel Aviv, le 5 septembre 2020. (Miriam Alster/FLASH90)

Pour Tel Aviv, les citoyens interrogés ont déclaré que les embouteillages routiers et la question du logement abordable étaient les domaines les plus urgents à prendre en charge, avec également la nécessité de s’attaquer à la pollution de l’air et de créer de meilleurs transports publics. La ville obtient une bonne moyenne – à 70 % – concernant le degré de satisfaction face aux services médicaux mais un mauvais résultat – 26,5 % – pour la possibilité de trouver un logement dont le prix de location représenterait 30 % ou moins du salaire mensuel. Les embouteillages obtiennent une moyenne de satisfaction basse – à 19,6 % – et les transports publics une note de presque 43 %.

En ce qui concerne les technologies, la ville obtient une note forte pour la possibilité de prendre un rendez-vous médical en ligne – 76 % de satisfaction.

Dans le classement de cette année, la manière dont les villes ont su utiliser la technologie dans la gestion de la pandémie a aussi été abordée, ont indiqué les auteurs du rapport dans un communiqué.

« Nous ne pouvons pas ignorer l’impact du COVID-19 », a déclaré le professeur Arturo Bris de l’IMD, qui est directeur du Centre mondial de compétitivité à l’institut de gestion de la Suisse, qui est à l’origine de ce classement.

« Les villes disposant d’une meilleure technologie gèrent mieux la pandémie. Les villes intelligentes ne sont pas la solution mais la technologie est indubitablement une aide », a-t-il ajouté.

La crise du COVID-19 devrait également probablement élargir les inégalités entre les personnes connectées et les personnes non-connectés, entre les villes et dans les villes. C’est un aspect qui va retenir l’attention des analystes et des gouvernements, qu’ils soient centraux ou locaux, a précisé le communiqué.

« Les villes intelligentes qui sont à la tête du classement semblent prendre en charge les défis inattendus induits par cette pandémie dévastatrice avec de meilleurs résultats », a commenté pour sa part le professeur Heng Chee Chan, président du centre Lee Kuan Yew pour les villes innovantes à l’université de Singapour.

Mises à égalité avec les autres dans les autres domaines, les villes intelligentes viennent davantage en aide aux citoyens, concluent les chercheurs. Mais les villes ont, pour commencer, des infrastructures très différentes et « l’intelligence » reste un terme relatif.

« Les différentes villes utilisent la technologie pour différentes choses. Cela peut être pour empêcher les embouteillages, dans le cas de Paris, ou pour améliorer la participation citoyenne en offrant un WIFI gratuit à Ramallah », continue Bris.

Dans ce contexte de classement, une « ville intelligente » est une structure urbaine qui utilise la technologie pour améliorer les avantages et diminuer les failles de l’urbanisation en direction des citoyens. Ce classement est le premier en son genre à prendre en considération les perceptions des citoyens concernant l’impact des technologies sur leur qualité de vie, a déclaré le communiqué.

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