Tel Aviv, situé en « ex-Palestine », selon un courrier de la ville de Marseille
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Tel Aviv, situé en « ex-Palestine », selon un courrier de la ville de Marseille

Le BNVCA a condamné l’expression utilisée dans le courrier envoyé à un résident né dans la ville israélienne

Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin lors de son dernier conseil municipal, le 27 janvier 2020, à la mairie de Marseille. (Crédit : GERARD JULIEN / AFP)
Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin lors de son dernier conseil municipal, le 27 janvier 2020, à la mairie de Marseille. (Crédit : GERARD JULIEN / AFP)

La municipalité de Marseille a décrit Tel Aviv comme appartenant à « l’ex-Palestine », et non à Israël, dans une lettre officielle émanant du service de gestion des listes électorales envoyée à un habitant marseillais né à Tel Aviv, a rapporté le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

La lettre, envoyée le 5 février, a été signée par le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (Les Républicains). Elle visait à informer le résident qu’il était inscrit sur la liste électorale de la ville.

Le BNVCA a contacté les autorités de la ville la semaine dernière afin de demander une correction. La municipalité a répondu que la description avait été reprise de données appartenant soit à l’Institut national des statistiques et des études économiques (INSEE), soit au ministère français des Affaires étrangères, a indiqué le BNVCA dans un communiqué.

La ville de Tel Aviv a été fondée en 1909, alors que la région appartenait à l’Empire ottoman. Après la Première Guerre mondiale, les implantations juives et arabes de Tel Aviv sont devenues parties intégrantes du mandat de la Société des Nations pour la Palestine, supervisé par le Royaume-Uni.

La lettre envoyée à un résident marseillais, décrivant la ville de Tel Aviv comme en « ex-Palestine ». (Crédit : Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme)

En 1947, Tel Aviv faisait partie du futur État juif que l’ONU, successeur de la Société des Nations, avait dessiné dans son plan de partage du territoire du mandat. L’établissement juif dirigé par David Ben Gourion a accepté la partition, mais les dirigeants de ce qui devait être le futur État arabe du plan l’ont rejetée et ont lancé une guerre contre les résidents juifs. En 1948, cela s’est transformé en un conflit militaire entre l’État d’Israël nouvellement créé et six armées arabes étrangères, soutenues par des milices arabes locales.

Israël a remporté la guerre et conquis de vastes pans de territoires initialement destinés à l’État arabe.

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