TelAviv: La boutique éphémère de demandeuses d’asile devenues artisans en Israël
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TelAviv: La boutique éphémère de demandeuses d’asile devenues artisans en Israël

Des femmes du collectif artistique Kuchinate ont été photographiées pour la Journée mondiale des réfugiés, des portraits exposés jusqu'au 30 juin

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le portrait d'une demandeuse d'asile qui fait partie du collectif artistique Kuchinate, exposé pour la Journée mondiale des réfugiés, le 19 juin 2020. (Autorisation : Michael Topyo)
Le portrait d'une demandeuse d'asile qui fait partie du collectif artistique Kuchinate, exposé pour la Journée mondiale des réfugiés, le 19 juin 2020. (Autorisation : Michael Topyo)

Kuchinate, le collectif artistique de demandeurs d’asile connu pour ses paniers tissés flamboyants, propose une exposition et une boutique éphémère dans la galerie Engel de Tel-Aviv jusqu’au 30 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, commémorée le 19 juin.

L’exposition présente des portraits vivants de femmes demandeuses d’asile réalisés par les photographes de mode Miri Davidovitch et Michael Topyo.

Les portraits de Miri Davidovitch relèvent d’un projet lancé il y a deux ans, tandis que Michael Topyo a réalisé les siens l’hiver dernier, avant l’épidémie de coronavirus.

Kuchinate, qui signifie crochet en tigrinya, est un collectif artistique de femmes africaines demandeuses d’asile vivant à Tel-Aviv qui offre un soutien psychosocial visant à émanciper ces femmes, dont beaucoup sont des survivantes de la traite d’êtres humains et d’abus.

Portrait d’une demandeuse d’asile africaine du collectif artistique Kuchinate. (Autorisation : Miri Davidovich)

Le studio, situé dans le sud de Tel-Aviv, est connu pour ses étagères empilées avec des dizaines de paniers de couleur unie dans des dizaines de formes et de tailles, également vendus dans des magasins de décoration intérieure dans tout Israël.

Avec les conseils de femmes israéliennes qui ont contribué à la création de l’atelier, les femmes ont commencé à crocheter les paniers dans des tissus de coton de couleur vive afin de gagner de l’argent, en utilisant leurs compétences et leurs connaissances importées de leurs foyers d’Afrique.

Les deux séries de portraits mettent en lumière les femmes de Kuchinate avec leurs paniers artisanaux. Michael Topyol explique avoir immortalisé ces femmes dans des moments de joie et de fierté, tout en faisant allusion à leur passé douloureux.

Portrait d’une demandeuse d’asile africaine du collectif artistique Kuchinate. (Autorisation : Miri Davidovich)

« J’ai photographié les femmes de Kuchinate d’une manière qui permettrait de commémorer leur beauté et leurs traditions africaines, en plus d’un aperçu des horreurs qu’elles ont vécues lors de leur voyage en Israël depuis le Sinaï », décrit le photographe.

Les clichés de Miri Davidovich font partie d’un projet en cours intitulé « Black City », dans lequel elle tente de mettre en lumière les demandeurs d’asile et les réfugiés du sud de Tel-Aviv.

L’exposition comprend les photographies et une boutique éphémère présentant les paniers réalisés par la coopérative, des poupées faites main habillées de tissus africains, des masques, des carnets et des sacs à main, tous créés par les artisanes demandeuses d’asile qui composent le collectif.

L’exposition et la boutique sont situées au 26 rue Gordon, à Tel Aviv. Les artisanes organiseront un cercle de crochetage de paniers et un café érythréen le samedi 27 juin à 11 heures et 17 heures, où les gens pourront rencontrer des demandeurs d’asile et écouter leurs histoires. La participation s’élève à 50 shekels. L’inscription se fait à l’adresse e-mail suivante : events@kuchinate.com.

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