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Toulouse : 80 ans après, un mémorial pour le camp d’internement de Noé

Plus de 3 000 personnes sont passées par le camp pendant la guerre, essentiellement des réfugiés de la guerre d'Espagne puis des Juifs, victimes des persécutions du régime de Vichy

La cérémonie d’inauguration du mémorial du camp d'internement de Noé, le 22 octobre 2021. (Crédit : Georges Méric / Twitter)
La cérémonie d’inauguration du mémorial du camp d'internement de Noé, le 22 octobre 2021. (Crédit : Georges Méric / Twitter)

Un mémorial a été inauguré vendredi pour les déportés passés par le camp d’internement de Noé, à une trentaine de kilomètres au sud de Toulouse.

La sculpture en métal a été réalisée par Francis Berger et fait plusieurs mètres de haut. Des messages en six langues, dont le français, l’hébreu, l’espagnol, et l’allemand, ont été inscrits. Elle a coûté 45 000 euros et a notamment été subventionnée par la région, le département de Haute-Garonne et l’État. Beate et Serge Klarsfeld étaient présents à l’inauguration du mémorial.

Plus de 3 000 personnes sont passées par le camp pendant la guerre, essentiellement des réfugiés de la guerre d’Espagne puis des Juifs, victimes des persécutions du régime de Vichy et de l’occupation nazie, et dont beaucoup sont morts en déportation.

300 personnes sont mortes dans le camp, et 700 autres y sont passées avant d’être déportées vers les camps de la mort, d’où elles ne sont pas revenues.

Après la guerre, le camp a accueilli des collabos et n’a fermé qu’en 1947.

Le camp n’a laissé que peu de vestiges.

Un autre hommage a également eu lieu à Nantes vendredi, en mémoire des 48 hommes tombés sous les balles nazies au champ de tir du Bêle à Nantes, dans la carrière de la Sablière à Châteaubriant et au Mont-Valérien à Paris.

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