Tout conflit régional pourrait devenir incontrôlable selon un général iranien
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Tout conflit régional pourrait devenir incontrôlable selon un général iranien

Un général de division affirme qu'aucun pays ne serait en mesure de contrôler l'ampleur ou le moment du conflit, et que les États-Unis doivent agir de manière responsable

Sur cette photo publiée par le site officiel du bureau de la présidence iranienne, les soldats défilent lors d'un défilé militaire marquant la Journée nationale de l'armée devant le mausolée de feu le fondateur révolutionnaire Ayatollah Ruhollah Khomeini, près de Téhéran, en Iran, le 18 avril 2019. (Bureau de la présidence iranienne via AP)
Sur cette photo publiée par le site officiel du bureau de la présidence iranienne, les soldats défilent lors d'un défilé militaire marquant la Journée nationale de l'armée devant le mausolée de feu le fondateur révolutionnaire Ayatollah Ruhollah Khomeini, près de Téhéran, en Iran, le 18 avril 2019. (Bureau de la présidence iranienne via AP)

Un haut commandant militaire iranien a averti dimanche que tout conflit dans la région pourrait se propager de façon incontrôlable. Ses propos ont été tenus alors que Téhéran affirmait qu’elle s’opposerait fermement à toute menace à ses frontières, après que le président américain Donald Trump a déclaré que les militaires étaient « armés et prêts » à frapper après l’abattage d’un drone américain jeudi dernier.

« Si un conflit éclate dans la région, aucun pays ne sera en mesure d’en gérer la portée et le calendrier », a déclaré le général de division Gholamali Rashid, selon l’agence de presse semi officielle Fars, citée par Reuters.

« Le gouvernement américain doit agir de manière responsable pour protéger la vie des soldats américains en évitant toute mauvaise conduite dans la région », a ajouté M. Rashid.

Le Washington Post a rapporté samedi que les Etats-Unis avaient lancé des cyber-attaques contre les systèmes iraniens de contrôle de missiles et un réseau d’espionnage cette semaine après que Téhéran a abattu le drone américain de surveillance.

Le chef de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution, le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, examine les débris de ce que la division décrit comme le drone américain qui a été abattu jeudi 21 juin 2019 à Téhéran, en Iran. (Meghdad Madadi/Tasnim News Agency/via AP)

Plus tôt samedi, l’Iran a lancé un avertissement aux États-Unis et à ses alliés dans la région.

« Tirer une balle vers l’Iran mettra le feu aux intérêts de l’Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le porte-parole de l’état-major des forces armées, le général de brigade Abolfazl Shekarchi à l’agence de presse semi-officielle Tasnim.

Samedi également, M. Trump a déclaré que les États-Unis imposeraient de nouvelles sanctions « majeures » à l’Iran lundi, ce qui ne manquera pas d’exacerber les tensions avec la République islamique.

Vendredi, Trump a écarté la menace d’une action militaire en annulant à la dernière minute les frappes de représailles parce que la réaction n’était pas « proportionnelle » à la destruction du drone dans le détroit d’Ormuz.

Mais il avait dit que l’action militaire était toujours une option et a depuis lors brandi la menace de sanctions.

Le président américain Donald Trump s’adresse aux journalistes sur la pelouse sud de la Maison-Blanche à Washington, le samedi 22 juin 2019, avant de monter à bord de Marine One pour un déplacement à Camp David, au Maryland. (AP Photo/Susan Walsh)

Auparavant, avant de se rendre à Camp David pour rencontrer ses conseillers sur la situation, Trump avait déclaré qu’il serait le « meilleur ami » de l’Iran et que la République islamique pourrait être un pays « riche » si elle renonçait aux armes nucléaires.

« Nous n’allons pas permettre à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire », a déclaré M. Trump à des journalistes devant la Maison-Blanche.

« Quand ils seront d’accord sur ce point, ils auront un pays riche. Ils vont être si heureux, et je serai leur meilleur ami. J’espère que ça arrivera. »

« Rendons l’Iran grand à nouveau », a-t-il ajouté, adaptant pour l’occasion son principal mantra de politique intérieure.

L’année dernière, Trump a retiré les États-Unis de l’accord visant à freiner les ambitions nucléaires de l’Iran en échange d’un allégement des sanctions, et a rétabli les mesures visant à étouffer les ventes de pétrole iranien et à paralyser son économie.

Dans le cadre de la flambée des tensions, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient et ont imputé à l’Iran, tout comme Israël l’aurait fait, les attaques contre les pétroliers dans le Golfe d’Oman. L’Iran nie toute responsabilité.

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