L’Iran juge très suspectes les « attaques » en mer alors qu’Abe est à Téhéran
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L’Iran juge très suspectes les « attaques » en mer alors qu’Abe est à Téhéran

"Le mot suspicieux ne suffit pas à décrire" ces "attaques" contre des "tankers liés au Japon survenues alors que le Premier ministre rencontrait Ali Khamenei, selon Zarif.

Un pétrolier en feu en mer d'Oman, le 13 juin 2019. (Crédit : AP)
Un pétrolier en feu en mer d'Oman, le 13 juin 2019. (Crédit : AP)

Le ministre iranien des Affaires étrangères a jugé hautement suspecte la coïncidence entre des « attaques » ayant visé jeudi matin deux pétroliers en mer d’Oman et la visite à Téhéran du Premier ministre japonais Shinzo Abe.

« Le mot suspicieux ne suffit pas à décrire ce qui transpire apparemment » de ces « attaques » contre des « tankers liés au Japon survenues alors que le Premier ministre (japonais) rencontrait » le Guide suprême iranien à Téhéran, écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

Abbas Moussavi, porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, a exprimé lui aussi sur Twitter son « inquiétude » à propos de ces « incidents suspects » et de leur concomitance avec la visite de M. Abe, premier chef de gouvernement japonais à se rendre en Iran depuis 1978.

« Je vois cela comme allant à l’encontre des approches et des efforts régionaux et (internationaux) en vue de réduire les tensions dans la région », a ajouté M. Moussavi, assurant que l’Iran soutenait « la coopération et le dialogue dans la région ».

L’Iran a indiqué avoir secouru 44 membres d’équipage de deux pétroliers après des appels de détresse de deux navires qui auraient été la cible d’une attaque en mer d’Oman au large des côtes iraniennes.

Ce nouvel incident, le 2e en un mois impliquant la navigation dans ce passage maritime stratégique, survient à un moment de tensions accrues entre Téhéran et Washington, qui a accusé l’Iran d’être derrière le premier incident de mai.

L’un des deux pétroliers appartient à un armateur norvégien, l’autre à un armateur japonais.

A bord du bateau japonais, qui bat pavillon panaméen, « le feu a été éteint », a indiqué à la télévision d’Etat iranienne Allahmorad Afifipour, directeur de l’Autorité portuaire et maritime des la province d’Hormozgan, dans le Sud de l’Iran.

Le feu était « dans la salle des moteurs », a ajouté M. Afifipour, indiquant que les autorité iranienne étaient « en train d’évaluer si l’équipage peut être ramené à bord ».

En ce qui concerne le bateau norvégien, immatriculé aux Iles Marshall, « il y a toujours le feu à bord » et « l’aide se poursuit », a-t-il ajouté sans plus de précisions.

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