Le musicien Jack White obtient des droits sur Toy, titre gagnant à l’Eurovision
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Le musicien Jack White obtient des droits sur Toy, titre gagnant à l’Eurovision

Les compositeurs auraient donné à Universal Music des droits partiels sur le tube, mettant un terme aux querelles sur des similarités avec 'Seven Nation Army' des White Stripe

Jack White au  Music Midtown 2014 atuPiedmont Park d'Atlanta au mois de septembre 2014 (Crédit :  Katie Darby/Invision/AP)
Jack White au Music Midtown 2014 atuPiedmont Park d'Atlanta au mois de septembre 2014 (Crédit : Katie Darby/Invision/AP)

Jack White de The White Stripes a officiellement obtenu un droit d’auteur pour « Toy », le titre israélien qui a remporté l’édition 2018 de l’Eurovision, ce qui met apparemment un terme aux accusations de plagiat qui mettaient en péril l’organisation par Israël de cet événement musical en 2019.

Le nom de White apparaît dorénavant sur le site de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique en Israël – connu sous l’acronyme ACUM – aux côtés de Doron Medalie et de Stav Beger, qui ont conjointement écrit la chanson de Netta Barzilai.

White n’a pas répondu à une demande de commentaire du New York Times, jeudi, tandis qu’Amnon Szpektor, qui était chef des relations-presse pour le titre israélien en 2018, a déclaré au journal que l’accord comprenait une clause de confidentialité et que Medalie et Beger ne feraient donc aucune déclaration.

Barzilai était elle aussi injiognable, a-t-il ajouté. « C’est une brèche dans lequel elle ne souhaite pas s’infiltrer », a-t-il expliqué.

Doron Medalie, l’auteur de centaines de chansons israéliennes et la dernière de l’Eurovision, ‘Toy’ (avec la permission de Doron Medalie)

Suite au succès remporté par la chanson, Universal Music Studios, l’une des plus grandes compagnies musicales au monde, avait envoyé une notification préalable avertissant d’un éventuel procès à Medalie et à Beger l’année dernière, clamant que le tube était un plagiat réalisé à partir d’une chanson sortie en 2003 par le groupe The White Stripe, « Seven Nation Army ».

A l’époque, le site d’information Ynet avait fait savoir que Medalie et Beger allaient donner à Universal des droits de distribution sur la chanson dans certains pays, résolvant ainsi les accusations de violation des droits d’auteurs.

Les deux parties devraient tirer des bénéfices de l’accord, la chanson – avec le soutien d’Universal – devant toucher à l’avenir un public bien plus large.

Si elles avaient été maintenues, les accusations de violation des droits d’auteurs auraient pu disqualifier l’éligibilité de « Toy » à l’Eurovision, ce qui aurait signifié que l’Etat juif aurait pu être privé de sa victoire, perdant également les droits d’organisation du concours 2019. Les titres présentés lors de l’Eurovision se doivent être originaux.

Un grand nombre d’observateurs avaient noté que les deux chansons présentaient une ligne de fond similaire – mais les avocats d’Universal ont estimé que les similarités existant dans les rythmes et l’harmonie s’apparentaient à une atteinte aux droits d’auteur.

Au mois de mars, le journaliste de Haaretz Ben Shalev avait écrit au sujet de « Toy » que « la musique ressemble étroitement à ‘Seven Nation Army’ des White Stripes. Espérons que Jack White n’entende pas cette chanson avant le concours de l’Eurovision. Il pourrait attaquer en justice ».

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