Trump exhorte à « des relations normalisées avec Israël » au Moyen Orient
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Trump exhorte à « des relations normalisées avec Israël » au Moyen Orient

"Tous les pays ont le devoir d'agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran", a déclaré le président américain

Le président Donald Trump prend la parole devant la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le mardi 24 septembre 2019, à New York. (AP Photo/Evan Vucci)
Le président Donald Trump prend la parole devant la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le mardi 24 septembre 2019, à New York. (AP Photo/Evan Vucci)

Prenant la parole devant la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies mardi, le président américain Donald Trump a affirmé que les valeurs communes sont de plus en plus reconnues au Moyen Orient.

C’est pourquoi il est si important d’avoir des relations pleinement normalisées entre Israël et ses voisins, a-t-il ajouté.

Il a accusé l’Iran de rejeter la faute sur Israël en ce qui concerne ses problèmes intérieurs.

« Il est temps que les dirigeants iraniens fassent enfin passer le peuple iranien en premier. »

Il a ajouté que les États-Unis sont prêts à se lier d’amitié avec quiconque embrasse la paix.

Trump a accusé l’Iran de « quête fanatique » d’armes nucléaires

Trump a aussi revendiqué son retrait de l’accord nucléaire iranien.

Il a accusé Téhéran de se livrer à une « quête fanatique des armes nucléaires et des moyens de les livrer. Nous ne devons jamais permettre que cela arrive. »

Il a précisé qu’à moins que l’Iran ne change d’attitude, « les sanctions ne seront pas levées, elles seront renforcées. »

« Le bilan du régime en matière de mort et de destruction est bien connu de nous tous. »

Il a dénoncé l’“antisémitisme monstrueux” de ce pays.

« Les États-Unis ne cherchent pas à entrer en conflit avec une autre nation. Mais je ne manquerai jamais de défendre les intérêts de l’Amérique », a-t-il dit.

« Tous les pays ont le devoir d’agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l’Iran », a-t-il ajouté à la tribune.

L’Iran a par ailleurs rejeté « vigoureusement » mardi le « réquisitoire irresponsable » de Berlin, Londres et Paris, qui ont accusé la veille Téhéran d’être responsable des attaques du 14 septembre contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite.

« Ces allégations dépourvues de preuves reposent uniquement sur un raisonnement ridicule selon lequel ‘il n’y a pas d’autre explication possible' » qu’une implication de la République islamique, écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué transmis à la presse.

« Il est clair pour nous que l’Iran porte la responsabilité [des attaques du 14 septembre]. Il n’y a pas d’autre explication plausible », ont déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron dans un communiqué commun à l’issue d’une rencontre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

« La République islamique d’Iran, tout en condamnant vigoureusement et en réfutant le réquisitoire irresponsable des dirigeants britannique, français et allemand […] souligne que de telles accusations à l’encontre d’un pays tiers au sujet d’une attaque qui a eu lieu dans le cadre d’un conflit armé entre Saoudiens et Yéménites et qui a été revendiquée par [des] forces yéménites, constituent une action provocatrice et nuisible », indique le communiqué iranien.

Ces propos « éloignés des la réalité » sont « en phase avec les politiques de soutien inconditionnel à l’Arabie saoudite » à qui ces trois pays livrent « massivement un armement de pointe », ajoute le communiqué.

« Les pays signataires de cette déclaration devront assumer les conséquences de cette politique et mesurer ses répercussions néfastes sur la paix et la stabilité dans la région », poursuit le communiqué.

Par leur déclaration de New York, Berlin et Paris ont rejoint Washington, Ryad, et Londres, qui accusent Téhéran d’être derrière les attaques ayant visé deux infrastructures pétrolières majeures en Arabie saoudite.

Ces attaques ont été revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, que soutient Téhéran.

La République islamique nie cependant tout rôle dans ces attaques menées par voie aérienne. Celles-ci ont fait chuter la production de pétrole saoudienne et flamber les cours du brut en ravivant les craintes d’un conflit armé dans le Golfe, où les Etats-Unis ont annoncé l’envoi de renforts militaires.

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