Le président américain s’est entretenu avec le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, la semaine dernière, avant le voyage de ce dernier à Téhéran, prévu aujourd’hui. Trois sources pakistanaises ont révélé cette information, l’une d’entre elles précisant que la principale demande des États-Unis était de ramener l’Iran à la table des négociations.
Cet appel, qui n’avait pas été rapporté auparavant, a été initié par Trump, selon deux sources pakistanaises.
Le bureau du porte-parole de la Maison Blanche n’a pas encore répondu à une demande de commentaire. On ignore ce dont Munir et Trump ont discuté en détail.
Munir se trouve actuellement à Téhéran, accompagné du ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, comme l’a confirmé l’armée pakistanaise. Cette dernière a indiqué que cette visite s’inscrivait « dans le cadre des efforts du Pakistan pour promouvoir la paix et la stabilité régionales ».
Munir devrait rencontrer lundi des proches du guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré une source pakistanaise.
Selon une autre source gouvernementale pakistanaise, si les tensions entre les États-Unis et l’Iran constituent un thème central de la visite, Munir devrait également aborder les récentes attaques menées par les terroristes houthis, soutenus par la République islamique d’Iran, contre l’Arabie saoudite, alliée du Pakistan, ainsi que l’accord de défense mutuelle récemment signé entre le Pakistan, la Turquie et l’Arabie saoudite.
« Il existe un déficit de confiance de part et d’autre », a déclaré une troisième source pakistanaise à propos des États-Unis et de l’Iran, ajoutant que Munir avait pour objectif d’atténuer ce manque de confiance mutuelle.