Trump promet d’expulser jusqu’à 3 millions d’immigrés clandestins
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Trump promet d’expulser jusqu’à 3 millions d’immigrés clandestins

Le président élu dit à CBS que ceux "appartenant à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue", seront expulsés

Le président élu Donald Trump et son épouse Melania après son discours de victoire à New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Saul Loeb)
Le président élu Donald Trump et son épouse Melania après son discours de victoire à New York, le 8 novembre 2016. (Crédit : AFP/Saul Loeb)

Le nouveau président élu des Etats-Unis Donald Trump a promis d’expulser jusqu’à trois millions d’immigrés clandestins, dans l’extrait d’un entretien à la chaîne de télévision CBS diffusé dimanche mais réalisé vendredi.

« Ce que nous allons faire, c’est prendre les gens qui sont des criminels et qui ont des casiers judiciaires, qui appartiennent à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue (…), sans doute 2 millions, ça peut aussi être 3 millions (de personnes), nous allons les renvoyer du pays ou nous allons les mettre en prison. Mais nous allons les renvoyer de notre pays, ils sont ici de manière illégale », a-t-il déclaré dans l’émission « 60 minutes » de CBS qui a été diffusée dimanche soir.

Revenant à la ligne dure de sa campagne, après avoir mis de l’eau dans son vin depuis son élection mardi, Donald Trump a aussi réaffirmé qu’il bâtirait bien « un mur » à la frontière avec le Mexique pour limiter l’immigration clandestine.

Dans certains endroits, le président élu a toutefois admis qu’il pourrait y avoir « des clôtures » mais, a-t-il insisté, « un mur est plus approprié ».

Une clôture le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Illustration. (Crédit : WikiCommons)
Une clôture le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Illustration. (Crédit : WikiCommons)

« Je suis très bon à ça, ce qu’on appelle la construction », a ironisé le patron de la Trump Organization, vaste réseau d’hôtels et d’immeubles de luxe.

Donald Trump avait promis lors de sa campagne d’ériger un mur à la frontière mexicaine qui serait financé « à 100 % » par le Mexique.

Il s’était aussi engagé à expulser dès son premier jour à la Maison Blanche environ deux millions de sans-papiers « criminels », dans un meeting fin août à Phoenix, dans l’Arizona, état frontalier du Mexique.

Mais l’ancien chef de la Chambre des représentants Newt Gingrich a suggéré cette semaine que le mur promis par Trump ne serait probablement pas financé par le Mexique. Il a simplement affirmé que cette proposition de mur « était un super outil de campagne ».

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