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Tsahal émet un ordre de démolition de la maison du terroriste de Bnei Brak

La famille de Diaa Hamarsheh peut faire appel de la décision, mais de telles tentatives réussissent rarement

Des soldats de Tsahal sont vus en train d'opérer dans la ville cisjordanienne de Yaabad, le 10 avril 2022. (Crédit: Tsahal)
Des soldats de Tsahal sont vus en train d'opérer dans la ville cisjordanienne de Yaabad, le 10 avril 2022. (Crédit: Tsahal)

L’armée a émis dimanche un ordre de démolition de la maison de Diaa Hamarsheh, le terroriste palestinien qui a commis une attaque meurtrière à Bnei Brak le mois dernier.

Le 29 mars, Hamarsheh, 27 ans, du village cisjordanien de Yaabad près de Jénine, a tué quatre civils dans la ville centrale ultra-orthodoxe de Bnei Brak, avant de mourir dans une fusillade avec des policiers, dont l’un était sa cinquième victime.

L’armée a lancé le processus de démolition de la maison de Hamarsheh à Yaabad un jour après l’attaque.

Dans la nuit de samedi ç dimanche, les forces spéciales ont fait une descente dans la ville et arrêté huit Palestiniens soupçonnés d’activités terroristes, dont certains étaient liés à l’attaque.

La famille de Hamarsheh peut faire appel de l’ordre de démolition auprès de la Haute cour de justice d’Israël, mais de telles tentatives réussissent rarement. Cependant, dans certains cas, le tribunal peut limiter l’ordre de démolition aux seules parties de la maison utilisées par le terroriste.

Israël explique la pratique controversée de raser les maisons familiales des agresseurs comme moyen de dissuasion contre de futures agressions, et les responsables ont fait valoir que la rapidité est essentielle, affirmant que le facteur de dissuasion s’étiole avec le temps.

Les victimes de l’attentat meurtrier de Bnei Brak le 29 mars 2022 dans le sens des aiguilles d’une montre à partir du haut à droite : Amir Khoury, Victor Sorokopot. Dimitri Mitrik, Avishai Yehezkel et Yaakov Shalom. (Crédit: Autorisation, Photos utilisées conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Au fil des ans, cependant, un certain nombre de responsables de la défense israélienne ont mis en doute l’efficacité de cette pratique, et des militants des droits de l’homme l’ont dénoncée comme une punition collective injuste.

Au milieu des tensions croissantes entre Israël et les Palestiniens ces dernières semaines sur fond d’attentats terroristes à répétition dans des villes israéliennes qui ont fait 13 morts. L’armée a intensifié ses activités en Cisjordanie pour tenter de réprimer la spirale de la violence.

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