Israël en guerre - Jour 138

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Tsahal frappe le Liban après un tir de roquette du Hezbollah

Des frappes « généralisées » ont visé Kafr Kila, bastion du Hezbollah, Bint Jbeil et Marwahin ; un habitant du Nord légèrement blessé par un missile antichar non loin des faits

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

De la fumée s'élève après un bombardement israélien sur Kafr Kila, dans le sud Liban, près de la frontière avec Israël, le 30 décembre 2023, dans un contexte d'escarmouches transfrontalières entre les forces israéliennes et le Hezbollah alors que la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza se poursuit. (Crédit : AFP)
De la fumée s'élève après un bombardement israélien sur Kafr Kila, dans le sud Liban, près de la frontière avec Israël, le 30 décembre 2023, dans un contexte d'escarmouches transfrontalières entre les forces israéliennes et le Hezbollah alors que la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza se poursuit. (Crédit : AFP)

L’armée israélienne a déclaré samedi avoir mené des frappes « généralisées » sur des positions du Hezbollah dans le Sud-Liban, alors que le groupe terroriste soutenu par l’Iran continuait d’attaquer des communautés du nord d’Israël avec des roquettes et des drones.

Selon Tsahal, des frappes ont été menées en deux vagues en plusieurs endroits appartenant à l’organisation terroriste à Kafr Kila, samedi matin et après-midi.

Selon l’armée israélienne, Kafr Kila est un bastion du Hezbollah, où l’organisation terroriste « utilise les infrastructures à des fins terroristes et les civils, comme des boucliers humains ».

De nombreuses attaques à la roquette et au missile contre Israël ont été menées depuis le village, selon l’armée.

L’armée israélienne a fait savoir qu’un avion de chasse et d’autres avions avaient également frappé trois cellules terroristes dans le sud Liban samedi.

L’armée israélienne a également frappé des cibles à Bint Jbeil et Marwahin dans le sud Liban, selon des images diffusées par l’armée.

Ces frappes ont été menées en riposte aux attaques de roquettes, missiles et drones du Hezbollah sur le nord d’Israël.

Lors de l’un de ces incidents, samedi, un missile antichar a manqué de peu un véhicule en Haute-Galilée.

Un homme de 65 ans a été légèrement blessé par l’explosion, mais n’a pas eu besoin d’être hospitalisé, selon les médias israéliens.

Deux drones chargés d’explosifs lancés depuis le Liban ont frappé des zones désertes dans la région du mont Dov à la frontière libanaise, tandis qu’une autre « cible aérienne suspecte » entrée dans l’espace aérien israélien a été abattue par les défenses aériennes.

Par ailleurs, une frappe aérienne israélienne présumée a été signalée à Alep, dans le nord de la Syrie.

L’agence de presse officielle syrienne SANA, citant une source militaire, a déclaré que des « pertes matérielles » avaient été causées lors de la frappe aérienne israélienne présumée sur Alep. Elle a ajouté que les avions de combat israéliens avaient lancé leurs missiles depuis la mer Méditerranée, à l’ouest de Lattaquié, pour atteindre plusieurs sites d’Alep.

Cette source d’information ne donne pas le détail des endroits touchés, mais d’autres médias syriens ont déclaré que des sites situés à proximité de l’aéroport international d’Alep avaient été ciblés par la frappe.

Selon la chaîne publique israélienne Kan, ce sont des entrepôts de munitions appartenant à la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran qui ont été pris pour cible.

Israël mène depuis des années des attaques aériennes contre des cibles liées à l’Iran en Syrie, là où l’influence de Téhéran s’est accrue depuis son soutien au président syrien Bachar el-Assad lors de la guerre civile qui a commencé en 2011.
Israël fait rarement de commentaires sur ces frappes, ce qui ne l’a pas empêché de dire à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas à l’Iran, son ennemi juré, de s’y installer.

Depuis le 8 octobre, c’est les forces dirigées par le Hezbollah attaquent quasi quotidiennement les communautés israéliennes et postes militaires le long de la frontière libanaise, en signe de soutien au Hamas.

Jusqu’à présent, les escarmouches à la frontière ont entraîné la mort de quatre civils et neuf soldats de Tsahal côté israélien. Il y a également eu plusieurs attaques à la roquette depuis la Syrie, sans blessés.

Le Hezbollah a fait état de 133 de ses membres tués par Israël au cours des escarmouches, principalement au Liban, mais aussi en Syrie. Au Liban, ce sont 19 membres d’autres organisations terroristes, un soldat libanais et au moins 19 civils, dont trois journalistes, qui ont été tués.

Le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré samedi que de nombreuses roquettes du Hezbollah destinées à Israël se sont écrasées au Liban, dans 80 % des cas des projectiles tirés vendredi dernier.

« Nous continuons d’attaquer et occasionner des pertes au Hezbollah dans le sud Liban. Le Sud-Liban ne sera plus jamais le même », a déclaré Hagari lors d’une conférence de presse en soirée.

« Durant toute la journée, plusieurs tirs du Liban vers Israël ont été détectés. De nombreux tirs du Hezbollah se sont écrasés en territoire libanais. Quatre-vingts pour cent des roquettes du Hezbollah sont tombées hier en territoire libanais », a-t-il déclaré.

Hagari a ajouté que le chef des terroristes du Hezbollah, Hassan Nasrallah, « nuit à l’État libanais et met en danger son avenir, le tout pour ses amis du Hamas et son protecteur en Iran ».

Lors de son point de presse hebdomadaire, samedi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est engagé à rétablir la sécurité le long de la frontière nord, afin que les habitants évacués puissent rentrer chez eux.

« Si le Hezbollah intensifie les combats, il subira des frappes dont il n’a pas idée. Et il en va de même pour l’Iran », a-t-il ajouté.

« Nous nous battrons par tous les moyens jusqu’à ce que nous ayons rétabli la sécurité pour les habitants du nord. »

Lors d’un appel téléphonique vendredi avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le ministre membre du cabinet de guerre Benny Gantz a dit que le Hezbollah devait être repoussé loin de la frontière.

« L’État d’Israël ne peut pas se réconcilier avec la source d’une telle menace, et l’Allemagne et la communauté internationale ont un rôle important à jouer pour s’assurer qu’une telle menace soit éliminée », a écrit Gantz sur X, anciennement Twitter.

Il a ajouté que les deux hommes avaient également « évoqué la menace croissante que l’Axe du terrorisme dirigé par l’Iran fait peser sur la stabilité mondiale, en particulier en mer Rouge et ailleurs dans le monde ».

Jérusalem s’est dite ouverte à une solution diplomatique aux violences dans le nord, tout en rappelant que si la communauté internationale ne repoussait pas le Hezbollah – qui, tout comme le Hamas, a promis la destruction d’Israël – loin de la frontière par la voie diplomatique, elle n’hésiterait pas à prendre des mesures.

Les États-Unis font en sorte que la guerre de Gaza ne s’étende pas davantage et ont mis en garde le Hezbollah et l’Iran contre toute escalade.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la deuxième guerre du Liban en 2006, a appelé au retrait des forces armées au sud du fleuve Litani, au Liban, à l’exception de la FINUL, la mission de maintien de la paix de l’ONU, et de l’armée libanaise et des forces de l’ordre de l’État. Mais le Hezbollah, soutenu par l’Iran, se trouve depuis des dizaines d’années dans une grande partie du sud Liban, où il bénéficie d’un fort soutien et d’où il tire régulièrement des roquettes contre Israël, sans que Beyrouth ne fasse rien pour l’en dissuader.

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