Tsahal s’engage pour la mémoire de la Shoah et la dignité des survivants
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Tsahal s’engage pour la mémoire de la Shoah et la dignité des survivants

Une première, des soldats de la branche high-tech participent à un hackathon, avec des entrepreneurs pour préserver la mémoire et améliorer la qualité de vie des survivants

Des soldats de Tsahal du C4I et de la Direction de la cyberdéfense ont participé au Spark Hackathon, qui s'est tenu les 23 et 24 mai 2019, pour préserver la mémoire de la Shoah et améliorer la qualité de vie des survivants. (Unité du porte-parole de l'armée israélienne)
Des soldats de Tsahal du C4I et de la Direction de la cyberdéfense ont participé au Spark Hackathon, qui s'est tenu les 23 et 24 mai 2019, pour préserver la mémoire de la Shoah et améliorer la qualité de vie des survivants. (Unité du porte-parole de l'armée israélienne)

Pendant 36 heures la semaine dernière, des entrepreneurs israéliens de haute technologie se sont concentrés sur le sort des survivants de la Shoah, cherchant à trouver des solutions techniques à leurs besoins et à préserver la mémoire des événements et à former les générations futures. Cette année, ils ont été rejoints, pour la première fois, par des soldats de Tsahal.

Tout a commencé lorsqu’un groupe d’officiers de l’armée israélienne a effectué un voyage d’étude dans les camps de concentration en Pologne, dans le cadre d’un programme militaire visant à sensibiliser ses soldats à la Shoah. Là, dit le major « E », qui faisait partie de la délégation, ils ont rencontré un survivant de la Shoah qui a raconté les horreurs des camps dans un récit à la première personne.

« Parfois, il n’y a pas de témoins présents lors de ce genre de voyage », a déclaré le major « E », une soldate dont l’identité ne peut être révélée pour des raisons de sécurité, dans une interview accordée au Times of Israel. Mais leur groupe a eu la chance de parler à l’un d’eux, ce qui a fait réfléchir le major « E ».

« Je me suis dit que dans quelques années, il n’y aura plus de survivants de la Shoah vivants pour témoigner de première main », dit-elle. Elle s’est donc tournée vers son commandant, qui l’a mise au défi de trouver une solution qui permettrait aux soldats de Tsahal de faire leur part pour aider à commémorer cette tragédie et à aider les survivants.

La meilleure solution, a-t-elle pensé, serait de rejoindre le Spark Hackathon existant.

Des soldats de Tsahal du C4I et de la Direction de la cyberdéfense travaillant sur leur projet pendant le Spark Hackathon, qui s’est tenu les 23 et 24 mai 2019. (Unité du porte-parole de l’armée israélienne)

Le Spark Hackathon, qui a eu lieu pour la deuxième année consécutive, a vu quelque 200 participants, entrepreneurs, développeurs et mentors du monde de la technologie faire équipe avec des survivants de la Shoah et des représentants des organismes caritatifs pour deux jours la semaine dernière pour monter des projets et trouver des solutions pratiques qui aideront à commémorer et sensibiliser.

Le hackathon est le premier du genre auquel Tsahal a participé, a déclaré le major E.

Les 30 soldats de Tsahal, vêtus de leur uniforme, qui ont pris part à l’initiative provenaient de la Direction du C4I et de la cyber-défense de l’armée. « C’est notre devoir », dit le Major E. « Notre pays ne doit pas être tenu pour acquis et il ne doit pas être tenu pour acquis qu’il existe une armée qui protège cette nation. »

Les victimes de la Shoah et les survivants « n’avaient pas de pays » pour les protéger, a-t-elle dit. « Nous sommes une unité technologique. Nous voulons faire ce que nous faisons le mieux, pour le bien de ceux qui ont tant souffert ».

Des soldats de Tsahal du C4I et de la Direction de la cyberdéfense travaillant sur leur projet pendant le Spark Hackathon, qui s’est tenu les 23 et 24 mai 2019. (Unité du porte-parole de l’armée israélienne)

Une équipe de Tsahal qui a mis en place une application de journal intime – permettant aux utilisateurs d’écrire sur leurs sentiments, leurs émotions et leurs photos tout en visitant les camps – a remporté la troisième place au hackathon, a-t-elle dit, tandis que l’équipe qu’elle a dirigée, qui a atteint le stade final, a créé un bouton de secours GPS que les personnes âgées peuvent prendre avec elles quand ils quittent la maison. Les utilisateurs peuvent porter le bouton sur une chaîne autour du cou ou du poignet ou même sur un porte-clés, a-t-elle expliqué. Une fois appuyé, le bouton appelle soit une personne-ressource en cas d’urgence, soit les services d’urgence, leur fournissant ainsi l’emplacement exact de la personne en détresse.

Désormais, a déclaré le major E, Tsahal a donné le feu vert à l’élaboration des deux idées. L’application journal, une fois créée, sera mise à la disposition des soldats qui se rendent en Pologne, a-t-elle expliqué, tandis que le bouton d’urgence sera développé au sein de l’armée et, espérons-le, lancé en tant que programme pilote avec la municipalité de Tel Aviv-Yafo.

Le Spark 2019 hackathon s’est tenu les 23 et 24 mai dans le but de créer des « solutions pratiques pour relever les défis en matière d’éducation, de commémoration et de qualité de vie des survivants de la Shoah », indique le site Web. Un deuxième objectif est de créer un « événement puissant et significatif » pour inspirer les participants.

Le gagnant du concours a été AloTok, qui a développé une application basée sur le téléphone qui utilise une technologie avancée pour créer des connexions optimales entre les utilisateurs, en fonction de leur disponibilité et de leurs centres d’intérêt communs. L’application vise à devenir le premier réseau social de ce type à offrir une atmosphère communautaire chaleureuse, sûre et accessible où les personnes âgées et les survivants de la Shoah peuvent « nouer des relations significatives et de qualité ».

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