Turquie : deux autres suspects interpellés après l’attentat suicide d’Istanbul
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Turquie : deux autres suspects interpellés après l’attentat suicide d’Istanbul

L'attentat a visé mardi matin un groupe de touristes allemands à quelques centaines de mètres de la basilique Sainte-Sophie

La police turque bloquant l'accès à la zone de la Mosquée bleue le 12 janvier 2016, après une explosion dans le centre touristique de Sultanahmet à Istanbul qui a fait 10 morts et 15 blessés dans une attaque terroriste présumé le 12 janvier dans le principal centre touristique de grande ville de Turquie, Istanbul (Crédit : AFP / OZAN KOSE)
La police turque bloquant l'accès à la zone de la Mosquée bleue le 12 janvier 2016, après une explosion dans le centre touristique de Sultanahmet à Istanbul qui a fait 10 morts et 15 blessés dans une attaque terroriste présumé le 12 janvier dans le principal centre touristique de grande ville de Turquie, Istanbul (Crédit : AFP / OZAN KOSE)

La police turque a arrêté deux autres suspects en lien avec l’attentat suicide attribué au groupe Etat islamique (EI) qui a tué mardi 10 touristes allemands dans le coeur historique d’Istanbul, a annoncé jeudi le ministre turc de l’Intérieur Efkan Ala.

« Notre enquête sur l’attaque qui a visé le district (de Sultanahmet) continue. Le nombre de personnes arrêtées est monté à sept », a déclaré Ala lors d’un discours devant les ambassadeurs turcs réunis à Ankara.

L’attentat a visé mardi matin un groupe de touristes allemands à quelques centaines de mètres de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, deux des monuments les plus visités de la plus grande ville de Turquie.

Selon les autorités turques, il a été perpétré par un Syrien âgé de 28 ans, identifié dans les médias comme Nabil Fadli.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a précisé mercredi soir qu’il était entré entré quelques jours plus tôt sur le territoire turc en provenance de Syrie comme un « simple migrant ». « Cet individu n’était pas sous surveillance et n’était donc pas recherché », s’est défendu Davutoglu devant la presse.

Dix-sept personnes ont également été blessées dans l’attaque, dont six étaient toujours hospitalisées mercredi, selon Davutoglu.

Depuis l’attentat, déjà attribué aux djihadistes, qui a tué 103 personnes devant la gare d’Ankara en octobre dernier, la police turque a multiplié les coups de filet dans les milieux djihadistes. Elle a aussi renforcé ses contrôles frontaliers pour tenter d’endiguer le flux des recrues étrangères qui rejoignent l’EI en Syrie.

Longtemps accusée de complaisance à l’endroit des rebelles radicaux en guerre contre le régime de Damas, la Turquie a rejoint l’été dernier la coalition internationale antidjihadiste.

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