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Un adolescent bédouin tué par balle dans une querelle présumée

Le corps de Nabil Abu Amar, 18 ans, a été retrouvé à une intersection près de Beer Sheva ; cette année119 membres de la communauté arabe ont été tués dans des homicides apparents

Nabil Abu Amar (Autorisation)
Nabil Abu Amar (Autorisation)

Un jeune homme de 18 ans, originaire d’une ville bédouine du sud du pays, a été mortellement blessé par balle près de Beer Sheva samedi soir. Cet homicide est le dernier d’une longue liste recensée dans la communauté arabe depuis le début de l’année alors que le gouvernement s’efforce de réprimer les crimes violents.

La victime – identifiée comme étant Nabil Abu Amar originaire de la ville de Lakiya – a été abattue près de l’intersection Lehavim, au nord de Beer Sheva.

La police a déclaré qu’il avait été transporté à l’hôpital Soroka de Beer Sheva de manière indépendante, et non par des médecins. L’hôpital a déclaré que le jeune homme était arrivé au centre médical sans signes vitaux, et les médecins ont alors immédiatement prononcé son décès.

Selon les médias israéliens, la fusillade serait liée à une querelle locale.

Aucune arrestation n’a été effectuée dans l’immédiat.

Par ailleurs, la police a arrêté deux hommes soupçonnés d’avoir participé à un affrontement armé dans la ville bédouine de Rahat.

Des médecins et des policiers sur les lieux d’une fusillade meurtrière près de la jonction Lehavim, au nord de Beersheba, le 11 décembre 2021 (Autorisation).

Des agents se sont précipités sur les lieux après que des résidents ont signalé des bruits de coups de feu au milieu d’une bagarre, a indiqué la police.

Selon l’organisation à but non lucratif Abraham Initiative, la fusillade à l’intersection Lehavim était le 119e homicide recensé dans la communauté arabe cette année, un record absolu. Parmi les personnes tuées, 100 étaient des citoyens arabes israéliens, 19 étaient des Palestiniens, soit de Jérusalem-Est, soit résidant en Israël.

Les communautés arabes ont connu une recrudescence de la violence ces dernières années, principalement, mais pas exclusivement, à cause du crime organisé.

Les Arabes israéliens en veulent à la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore largement la violence, qui comprend des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences contre les femmes. La communauté a également souffert de décennies de négligence.

En août, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que la violence et la criminalité dans les communautés arabes israéliennes étaient une « calamité nationale ». Il a promis de sévir contre ce phénomène.

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