Un ancien soldat pirate l’armée afin de prouver sa cyber-vulnérabilité
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Un ancien soldat pirate l’armée afin de prouver sa cyber-vulnérabilité

Le "génie de l'informatique" de 20 ans affirme avoir fait irruption dans l'ordinateur central de l'armée afin de l’aider à améliorer ses capacités en cyber-sécurité

Des cadets en formation dans l'unité de Cyber Défense de l'armée israélienne, le 10 juin 2013 (Crédit : Unité de porte-parole de Tsahal)
Des cadets en formation dans l'unité de Cyber Défense de l'armée israélienne, le 10 juin 2013 (Crédit : Unité de porte-parole de Tsahal)

Un ancien soldat de 20 ans a piraté le système informatique central de l’armée israélienne, mettant à mal son système de cyber-défense, dans ce qu’il a prétendu être une tentative de mise en évidence de ses failles de sécurité.

Le soldat, identifié seulement en tant que « Sergent D », a reconnu avoir commis une infraction dans le cadre d’une négociation de plaidoyer avec le procureur militaire après avoir été appréhendé par la police militaire au début de l’année, a rapporté la Dixième chaine.

Selon le rapport, D devra faire face à une punition sensiblement plus légère que celle habituellement infligée pour un « crime grave » de cette nature en raison de son affirmation selon laquelle il n’a fait que pirater le système pour aider l’armée à améliorer sa cyber-défense.

Selon la négociation de plaidoyer, D, décrit comme un « génie de l’informatique », a essayé à plusieurs reprises d’avertir ses officiers durant son service militaire que les mesures de cyber-sécurité actuelles n’étaient pas à la hauteur. Ses appels auraient été ignorés en raison de son faible rang.

Après avoir quitté l’armée, il a décidé de prouver ses allégations en accédant à l’ordinateur central de l’armée israélienne à partir de son ordinateur personnel depuis chez lui, selon le rapport.

Le programme de cyber-défense de l’armée est principalement responsable de la protection des systèmes de l’armée contre les attaques informatiques tandis que les réseaux civils sont sous la responsabilité de l’Autorité nationale de cyber-sécurité et de la cyber-unité du service de sécurité du Shin Bet.

L’année dernière, l’armée a abandonné ses projets de création d’un cyber-​​commandement unifié et destiné à regrouper sous un même toit les activités en ligne de l’armée. L’armée a également décidé de garder sa branche de cyber-défense séparé de sa division de collecte de renseignements.

Le projet du cyber-​​commandement unifié est né de la conviction que ce front représentait une zone suffisamment indépendante qu’elle exigeait une considération à part entière.

Cependant, après deux ans de discussions et de travail, les militaires ont choisi de mettre fin à ce projet et de maintenir la dynamique des capacités défensives de l’armée au sein de la Direction du service informatique de l’armée, également connue sous le nom de C4I, et de garder son unité secrète d’élite 8200 au sein du renseignement militaire.

L’unité 8200 – à peu près équivalente à la NSA aux Etats-Unis – est très réputée pour ses prouesses en informatique et considérée comme un incubateur majeur de la culture high-tech israélienne.

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