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Un artiste israélien ouvre un « musée immersif et sensoriel » à New York

Roy Nachum, né à Jérusalem en 1979 et installé à New York depuis 20 ans, est réputé dans le milieu du design, propose une expérience sons et lumières, pour un nouveau public à l'ère du numérique et des réseaux sociaux

Un visiteur prend une photo d'une installation au Mercer Labs Museum of Art and Technology lors d'un vernissage, le 29 février 2024, à New York. (Crédit : ANGELA WEISS / AFP)
Un visiteur prend une photo d'une installation au Mercer Labs Museum of Art and Technology lors d'un vernissage, le 29 février 2024, à New York. (Crédit : ANGELA WEISS / AFP)

Vanté comme « musée d’art et technologie », un espace « immersif et sensoriel » à 50 dollars l’entrée ouvre à New York, conçu par un designer contemporain israélien expert en sons et lumières, pour un nouveau public à l’ère du numérique et des réseaux sociaux.

Le « Mercer Labs: Museum of Art and Technology », tout à la gloire de l’artiste Roy Nachum – peintre, sculpteur, installateur et concepteur de bandes-sons, musiques électroniques, jeux de lumières et de lasers, photos et vidéos – est accessible depuis janvier dans le quartier financier de Wall Street, dans le sud de Manhattan.

Nachum et son investisseur, le promoteur immobilier new-yorkais Michael Cayre, comptent rentabiliser cet ancien centre commercial de 3 300 m2 dès l’ouverture officielle du « musée » le 28 mars, après cinq années d’études et de travaux pour 35 millions de dollars, confient les deux quadragénaires à l’AFP.

Même pour une ville aussi chère que New York, où l’offre culturelle et de divertissement foisonne, le prix du billet est astronomique : 52 dollars pour un adulte, 46 pour un retraité ou un jeune, soit près de 200 dollars pour une famille de quatre.

Mais pour une heure « d’expérience ultime », défend M. Cayre.

Le Mercer Labs s’exposera à coup sûr sur Instagram ou TikTok, comme c’est le cas de nombre de lieux ouverts ces dernières années à Manhattan : vues panoramiques du « Summit One » de la tour Vanderbilt tout en glaces et miroirs et depuis l’observatoire et la terrasse en plein air des gratte-ciels One World Trade Center et The Edge.

Une installation au Mercer Labs Museum of Art and Technology lors d’un vernissage, le 29 février 2024, à New York. (Crédit : ANGELA WEISS / AFP)

Album de Rihanna

Roy Nachum, né à Jérusalem en 1979 et installé à New York depuis 20 ans, est réputé dans le milieu du design pour avoir illustré en 2015 l’album « Anti » de la superstar Rihanna.

Sur la pochette du disque figure un enfant torse nu, les yeux bandés par une couronne dorée avec des inscriptions en braille. Une image emblématique de l’œuvre de Nachum, en hommage à sa grand-mère malvoyante, que l’on retrouve partout au Mercer Labs: sur des photos, vidéos, peintures et statues qu’il a créées.

L’établissement entend « redéfinir l’expérience du musée dans 15 espaces d’expositions interactives, des rencontres sonores uniques et des installations immersives, où les liens entre l’art et la technologie sont revisités », vante le dossier de presse.

De fait, alors que les grands musées traditionnels aux Etats-Unis et en Europe s’interrogent sur la manière d’attirer la jeunesse à l’ère du numérique et de l’image sur les réseaux sociaux, Mercer Labs propose « une nouvelle approche », dit M. Nachum.

Une installation au Mercer Labs Museum of Art and Technology lors d’un vernissage, le 29 février 2024, à New York. (Crédit : ANGELA WEISS / AFP)

« Dans tous les musées, on ne peut pas toucher les œuvres. Nous voulions ici que les gens puissent les toucher, qu’ils interagissent avec elles », explique l’artiste.

Le visiteur est ainsi attiré dans une salle obscure où sont projetés aux murs, sol et plafond des vidéos, photos, hologrammes créés par Nachum, dans une ambiance de boîte de nuit avec musique électronique et nuages de vapeur d’eau.

Dans une autre pièce, pour une immersion sonore « en 4D », on peut s’allonger sur une épaisse moquette, toucher des cloisons matelassées et s’assoupir sous une lumière bleue.

Dans la « chambre du dragon », 500 000 micro-lampes LED projetées et contrôlées par ordinateur dessinent des animaux mythologiques.

« Nous voulons toucher tous les sens », s’enthousiasme Roy Nachum pour qui « la technologie est un outil, un autre crayon, un autre stylo, un autre pinceau (…) afin d’essayer de créer quelque chose de nouveau ».

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