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Un chef et un membre d’une faction pro-iranienne tués à Bagdad

Ces dernières semaines, les groupes armés du Hashed al-Chaabi irakien ont été à plusieurs reprises la cible de bombardements, dont certains ont été revendiqués par les États-Unis

Illustration : Des combattants paramilitaires de Hashed al-Chaabi montent la garde lors d'une procession funéraire dans la capitale irakienne de Bagdad, le 26 octobre 2019. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)
Illustration : Des combattants paramilitaires de Hashed al-Chaabi montent la garde lors d'une procession funéraire dans la capitale irakienne de Bagdad, le 26 octobre 2019. (Crédit : Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Un chef et un autre membre du Hashed al-Chaabi ont été tués à Bagdad jeudi par une « frappe de drone » attribuée à Washington par ce groupe armée pro-iranien, nouvel incident en Irak dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien. Le gouvernement irakien a lui évoqué une « agression » perpétrée par la coalition internationale antijihadistes, sans toutefois pointer du doigt Washington nommément.

Interrogé par l’AFP, un responsable militaire américain n’a ni confirmé ni infirmé que Washington était à l’origine de la frappe, assurant que les États-Unis continueraient « à agir pour protéger (leurs) troupes en Irak et en Syrie, en répondant aux menaces qui pèsent sur elles ».

Jeudi, une frappe « de drone » a visé « un centre de soutien logistique du Hashed al-Chaabi » dans l’est de la capitale irakienne, a indiqué un responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat, précisant que « deux membres (du Hashed al-Chaabi, ndlr) avaient été tués et sept autres blessés ».

« Le commandant adjoint des opérations pour Bagdad, Mushtaq Talib al-Saïdi » est « tombé en martyr dans une frappe américaine », a précisé le mouvement al-Nujaba, l’une de ces factions pro-iraniennes et farouchement anti-américaine, dans un communiqué.

Une source au sein du Hashed al-Chaabi a confirmé ce bilan et attribué la frappe aux forces américaines.

Ces dernières semaines, les factions armées du Hashed al-Chaabi irakien ont été à plusieurs reprises la cible de bombardements, dont certains revendiqués par les États-Unis, pays que les factions pro-iraniennes honnissent pour son soutien à Israël dans sa guerre contre le Hamas.

Une nébuleuse affiliée au Hashed al-Chaabi et baptisée « Résistance islamique en Irak » revendique, elle, quasi systématiquement les attaques de drones et de roquettes qui visent les troupes américaines et celles de la coalition internationale antijihadistes déployées en Irak.

Illustration : Des membres du groupe Hashed al-Chaabi devant un camion après une attaque de drone attribuée à Israël, en Irak, le 25 août 2019. (Crédit : AP)

« Escalade et agression dangereuses »

L’attaque de drone jeudi intervient au lendemain du quatrième anniversaire de la mort de Qassem Soleimani, ex-architecte des opérations militaires iraniennes au Moyen-Orient, tué par une attaque de drone américaine en janvier 2020 à Bagdad. Elle survient dans un contexte régional très tendu depuis le début le 7 octobre de la guerre entre Israël et le Hamas, et deux jours après l’élimination d’un haut responsable du groupe terroriste palestinien dans une frappe à Beyrouth, attribuée à Israël.

En début de soirée, quelques centaines de personnes affluaient devant des locaux du Hashed al-Chaabi situés rue Palestine pour les funérailles des deux membres de l’organisation, selon un correspondant de l’AFP. Certains brandissaient des drapeaux du Hashed al-Chaabi, un autre portait une pancarte sur laquelle était écrit : « Mort à Israël » et « Mort à l’Amérique ».

Le gouvernement irakien a dénoncé une « escalade et une agression dangereuses », accusant la coalition internationale. Porté au pouvoir par une majorité parlementaire pro-Iran, le gouvernement de Mohamed Chia al-Soudani est contraint de se livrer à un délicat exercice d’équilibriste pour préserver les liens stratégiques avec Washington.

Certains partis qui soutiennent M. Soudani sont la vitrine politique de factions du Hashed al-Chaabi, une coalition d’anciens paramilitaires chiites proches de l’Iran et désormais intégrés aux forces régulières irakiennes.

Hadi al-Ameri, l’une des figures du Hashed al-Chaabi, a condamné un « crime odieux commis par les forces américaines criminelles », réclamant le « départ immédiat » de la coalition internationale.

Washington déploie environ 2 500 militaires en Irak et 900 en Syrie, dans le cadre du dispositif destiné à lutter contre une éventuelle résurgence du groupe État islamique. Depuis le 17 octobre, les États-Unis ont recensé plus d’une centaine d’attaques en Irak et en Syrie contre leurs troupes.

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