Un chef terroriste appelle à des manifestations non-violentes à Gaza
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Un chef terroriste appelle à des manifestations non-violentes à Gaza

Un haut responsable du Jihad islamique, organisateur de la "Marche du retour", dit que les manifestations du vendredi ne sont pas faites pour se battre avec les soldats israéliens

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une Palestinienne porte son drapeau national lors d'une manifestation pour la levée du blocus israélien de Gaza sur une plage à Beit Lahia près de la frontière maritime avec Israël, le 17 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Said KHATIB)
Une Palestinienne porte son drapeau national lors d'une manifestation pour la levée du blocus israélien de Gaza sur une plage à Beit Lahia près de la frontière maritime avec Israël, le 17 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Said KHATIB)

L’un des principaux organisateurs de la « Marche du retour » le long de la frontière de Gaza a appelé jeudi soir les participants à se comporter de manière non-violente lors de la manifestation prévue pour le lendemain, à la suite d’une flambée de violence entre Israël et l’organisation terroriste Hamas au pouvoir à Gaza qui menace de provoquer une guerre totale.

« Le message important pour demain est qu’il y ait un grand nombre de participants et que leur comportement soit non-violent », a écrit Khaled al-Batsh, un haut dirigeant du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique soutenu par l’Iran et organisateur de la marche, dans un communiqué.

« La Marche du retour se poursuivra jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints, en insistant sur l’importance d’organiser des marches non-violentes et avec la population à leur tête », a-t-il écrit.

Al-Batsh a également appelé les participants à ne pas donner aux tireurs d’élite israéliens une raison de tirer sur eux.

Daoud Shehab, un autre membre du comité organisateur de la marche, a déclaré que les officiels encourageaient les manifestants à se tenir à l’écart de la clôture de la frontière. Il a ajouté qu’il n’était pas certain qu’ils soient en mesure de « contenir la colère du public ».

Khaled al-Batsh, un haut responsable du groupe terroriste du Djihad islamique palestinien soutenu par l’Iran et organisateur des manifestations frontalières de la « marche du retour » dans la bande de Gaza. (Crédit : autorisation)

« Nous tenterons de les empêcher de s’approcher de la clôture. Il se peut qu’il y ait une réduction du nombre de ballons [incendiaires] », a-t-il ajouté. « Nous espérons qu’il n’y aura pas de pertes humaines demain. Nous voulons donner une chance aux efforts égyptiens ».

D’après certaines informations, l’Égypte aurait averti le Hamas que de nouvelles manifestations entraîneraient une forte réaction israélienne.

Dans son communiqué, Al-Batsh a également remercié la délégation égyptienne des services de renseignement militaire pour son travail qui a permis d’instaurer un cessez-le-feu limité avec Israël mercredi et jeudi.

Il a également indiqué que la délégation devrait se rendre à nouveau dans la bande de Gaza la semaine prochaine pour poursuivre les efforts de négociation.

Depuis le 30 mars, les Palestiniens de la bande de Gaza prennent part à une série de manifestations et d’émeutes appelées la « grande marche du retour », qui ont surtout consisté à brûler des pneus et à lancer des pierres le long de la clôture de sécurité, mais aussi des tirs et des explosions ainsi que l’envoi en Israël de ballons et cerfs-volants incendiaires.

Quelque 155 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres ont été blessés lors des affrontements avec l’armée israélienne, selon les chiffres de l’Autorité Palestinienne. Le Hamas a reconnu que des dizaines de morts faisaient partie de ses rangs. Un soldat israélien a été abattu par un sniper palestinien à la frontière.

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