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Un colloque à l’Institut français de Jérusalem sur les séries israéliennes

Le colloque s’intitule : "La globalisation des séries : l’exemple des séries israéliennes dans le monde. Vers une approche interculturelle et comparative des adaptations de séries"

Certaines des meilleures séries israéliennes en streaming aux Etats-Unis comprennent "Srugim", "Prisoners of War" et "Fauda". (Crédit : Lior Zaltzman)
Certaines des meilleures séries israéliennes en streaming aux Etats-Unis comprennent "Srugim", "Prisoners of War" et "Fauda". (Crédit : Lior Zaltzman)

Le mardi 1er novembre 2022, toute la journée (jour férié en Israël et en France), l’Institut français de Jérusalem Romain Gary accueille une journée de conférences sur le thème des séries israéliennes.

Le colloque s’intitule : « La globalisation des séries : l’exemple des séries israéliennes dans le monde. Vers une approche interculturelle et comparative des adaptations de séries télévisées. »

L’évènement est organisé par l’Université hébraïque de Jérusalem, en partenariat avec l’institut français de Jérusalem Romain Gary, le Centre de recherche français à Jérusalem, entre autres partenaires.

« Les séries télévisées ont conquis le monde », écrivent les organisateurs. « ‘De Game of Thrones’, de ‘Lupin’ à ‘Homeland’ ou encore à ‘The Handmaid’s Tale’ et ‘Squid Game’, nombre d’entre elles constituent aujourd’hui un patrimoine culturel commun qui permet de réfléchir ensemble et à travers les continents sur des questions éthiques et politiques. Cette globalisation culturelle s’illustre par quelques séries aux innombrables adaptations. L’exemple des séries israéliennes est particulièrement éloquent : ‘Homeland’ (‘Hatufim’), ‘En Thérapie’ (‘BeTipul’), ‘Euphoria’, ‘Hostages’ (‘Bnei Aruba’), ‘Your Honour’ (‘Kvodo’), ‘The Good Cop’ (‘Hashoter Hatov’), ‘Allegiance’ (‘The Gordin Cell’), ‘The Ex List’ (‘The Mythological Ex’), ‘Traffic Light’ (‘Ramzor’). »

Le colloque « émet l’hypothèse que ces adaptations ou variations constituent un outil extraordinaire pour une approche comparative des particularités culturelles, voire anthropologiques de chaque société ». « Derrière des scénarios similaires, les incarnations régionales ou nationales des séries permettent de comprendre des contextes historiques, mais aussi des sensibilités différentes dont les nuances sont éthiquement ou politiquement fondamentales. Plus généralement, la comparaison entre les offres locales de plateformes telles que Netflix est révélatrice de différences ou de convergences qui dépassent les simples goûts conjoncturels des téléspectateurs. »

Au cours du colloque, les intervenants compareront les séries israéliennes et leurs adaptations, tout particulièrement françaises. Cette approche comparatiste sera considérée comme un outil pour saisir la spécificité de l’identité politique, nationale et individuelle qui s’exprime à travers les adaptations de séries.

L’évènement est donc l’occasion de faire une approche comparative des séries télévisées.

Participeront à la table ronde Ayelet Lilti de Sciences-Po Paris, Timo Obergöker de l’Université de Chester, Thibaut de Saint-Maurice de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Arnaud Desplechin, réalisateur, Yona Hanhart-Marmor, de l’Université hébraïque de Jérusalem et organisatrice du colloque, Anat Sella Inbar, de l’Université hébraïque de Jérusalem et du Collège académique Sapir, Anastasia Krutikova, de l’Université hébraïque de Jérusalem, Sylvie Allouche, de l’Université catholique de Lyon, Sabine Chalvon-Demersay, de l’EHESS-CNRS, Sandra Laugier, de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laurence Herszberg, directrice de Séries Mania, Amélie Férey, du Centre des études de sécurité de l’Ifri, et Alexandre Gefen, du CNRS.

Les rencontres se dérouleront en français, avec une traduction simultanée en hébreu.

Le programme du 1er novembre à l’Institut français de Jérusalem est le suivant :

10h – 12h En thérapie
Président de séance : Moshé Slukhovsky, université hébraïque de Jérusalem
Yona Hanhart-Marmor, université hébraïque de Jérusalem
Lorsque l’adaptation révèle l’original : En thérapie et BeTipul

Ayelet Lilti, Sciences-Po Paris
Survivre à la terreur et à l’ethos héroïque dans la société israélienne et française

Timo Obergöker, université de Chester
La version québécoise d’En thérapie (2012). Reflet d’une société en désarroi

Thibaut de Saint-Maurice, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
BeTipul et ses adaptations à travers le monde : la naissance d’une hyper-série

12h – 12h30 Pause

12h30 – 13h15
Entretien entre Arnaud Desplechin, réalisateur et Yona Hanhart-Marmor, université hébraïque de Jérusalem
Du cinéma à la télévision

13h15 – 14h15 Déjeuner

14h15 – 16h15 De Hatufim à Homeland et au-delà

16h15 – 16h30 Pause

16h30 – 17h30 Table ronde
Sandra Laugier, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laurence Herszberg, directrice de Séries Mania, Amélie Férey, Ifri, Centres des études de sécurité de l’Ifri, Alexandre Gefen, CNRS
Le paradigme des séries israéliennes

Les réservations sont conseillées, par téléphone, au 02-624 31 56, poste 2.

Les 31 octobre et 2 novembre, des conférences (en anglais) sur le même thème se dérouleront également à l’Université hébraïque de Jérusalem. Le programme complet est disponible ici.

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