Un commerçant musulman français condamné pour discrimination
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Un commerçant musulman français condamné pour discrimination

Jean-Baptiste Michalon a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Bordeaux à deux mois de prison avec sursis et une amende de 500 euros pour discrimination dans sa boutique

Jean-Baptiste Michalon (Crédit : capture d'écran YouTube)
Jean-Baptiste Michalon (Crédit : capture d'écran YouTube)

Jean-Baptiste Michalon, propriétaire d’une épicerie-librairie, converti à l’islam en 2012, avait provoqué en juin 2015 une vive polémique en apposant sur sa vitrine une affichette distinguant des heures d’ouverture pour femmes et pour hommes.

« Les soeurs » y étaient invitées à faire leurs courses uniquement les samedis et dimanches, « les frères » durant les autres jours de la semaine.

Cette pratique discriminante avait été rapidement abandonnée par le commerçant devant l’ampleur des réactions.

« Nous avions mis cela en place à la demande des +sœurs+, qui préféraient quand ma femme est derrière le comptoir (…) C’est un magasin où il y a des vêtements », avait à l’époque expliqué à l’AFP Jean-Baptiste Michalon, dont la boutique a depuis lors fermé ses portes.

Le commerçant « a lui-même reconnu que c’était +une bourde et une maladresse+, durant ses auditions et son procès », a assuré à l’AFP son avocat Me Tristram Héliot. Selon l’avocat, « dans cette affaire il n’y a eu ni plainte ni trouble à l’ordre public ».

Le préfet de la Gironde, Pierre Dartout, avait à l’époque estimé « qu’il était inacceptable qu’un commerçant puisse être ouvert à des jours différents pour les hommes et pour les femmes », et avait souhaité que « la justice s’en saisisse immédiatement ».

French Foreign Minister Alain Juppé is hosting the Syria sanctions conference in Paris (photo credit: CC BY-SA MEDER, Flickr)
Alain Juppé (photo credit: CC BY-SA MEDER, Flickr)

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé (droite) avait condamné « fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d’égalité et de mixité ».

« On n’a jamais vu ça à l’époque du Prophète! Les marchés étaient mixtes. Ca me paraît un peu bizarre dans un monde où la mixité est une culture établie », avait commenté le grand imam de Bordeaux, Tareq Oubrou.

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