Un député de l’Union sioniste sanctionné pour absentéisme
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Un député de l’Union sioniste sanctionné pour absentéisme

Robert Tiviaev a été suspendu de ses fonctions pour un mois après avoir manqué un vote qui s’est fini à 57-56 ; le député Hilik Bar, en Chine, risque la même sanction

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le député Robert Tiviaev du parti Kadima, le 3 décembre 2012. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)
Le député Robert Tiviaev du parti Kadima, le 3 décembre 2012. (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

Le parti d’opposition l’Union sioniste a suspendu jeudi l’un de ses propres législateurs pour le sanctionner de son absence lors d’un vote de la Knesset sur une proposition de loi soumise par l’opposition qui a finalement été retoqué par la coalition à un vote près.

Après la récente démission de l’ancien Ministre de la Défense Avidgor Liberman, le gouvernement a conservé une courte majorité de seulement 61 sièges contre 59. A la fois la coalition et l’opposition ont incité leurs législateurs à participer à tous les votes au parlement pour profiter de tout avantage possible.

Le député Yoel Hasson, président de la faction de l’Union sioniste, a décidé de suspendre le député Robert Tiviaev de ses fonctions pour un mois après que ce dernier n’a pas participé au vote sur un projet de loi pour aligner les pensions des retraités au salaire minimum. Le projet de loi a été bloqué par la coalition avec 57 votes contre 56.

Même un vote à 57-57 aurait bloqué la proposition de loi, rédigée par le député de l’Union sioniste Itziz Shmuli, le parti a déclaré punir Tiviaev pour ne pas avoir été présent.

Le député Yoel Hasson (Union sioniste) s’adresse à la Knesset israélienne. (Miriam Alster/FLASH90).

Dans un communiqué, l’Union sioniste a précisé « si dans le mois à venir, le député Tiviaev agit comme un membre de l’équipe et suit la ligne du parti, les sanctions seront levées. S’il agit contre le parti, les sanctions seront encore plus sévères ».

Shmuli a accusé Tiviaev d’avoir vendu la coalition.

« C’est une trahison des retraités qui ne sera pas pardonnée, a-t-il tweeté. J’espère que, dans son intérêt, il a été acheté à un bon prix ».

Tiviaev a déclaré dans un communiqué qu’il n’a pas pu venir voter parce qu’il devait participer à une réunion urgente.

« C’est clairement un projet de loi important. A mon grand regret, j’étais à une réunion urgente et cela m’a empêché de venir voter », a-t-il expliqué.

Tiviaev a fait des efforts pour limiter l’influence de son absence en trouvant un accord « d’ajustement » avec la ministre de l’Egalité sociale Gila Gamliel qui n’a pas soutenu la coalition contre le projet. Selon les termes d’un « ajustement », les législateurs de deux camps peuvent s’accorder entre eux pour ne pas participer à un vote afin d’annuler l’absence de chacun.

Hilik Bar, député de l’Union sioniste, à la Knesset. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

L’opposition rencontre des difficultés à rassembler assez de votes pour profiter de la courte majorité du gouvernement. Le député Hilik Bar, qui est en Chine malgré des protestations d’Hasson, risque les mêmes sanctions disciplinaires, a déclaré l’Union sioniste.

Comme pour compliquer la situation, le député Saleh Saad de l’Union sioniste a été emmené à l’hôpital avec des douleurs au cœur mercredi après midi, et il a été admis en observation.

La semaine dernière, la député du Likud Sharren Haskel, qui a été hospitalisée, est venue à la Knesset avec une perfusion au bras pour aider à bloquer une motion de dissolution de la Knesset, après qu’aucun législateur de l’opposition n’a accepté de compenser son absence.

Bar, qui a dit être parti en Chine après avoir annulé des rencontres à deux reprises là-bas, a dit qu’il s’était arrangé avec le député Shas Yitzhak Vaknin pour compenser son absence, mais il s’est tout de même attiré les foudres d’Hasson.

Après qu’Hasson a tweeté que Bar n’avait pas l’accord du parti pour l’arrangement avec Vaknin ou son voyage à l’étranger, Bar a répondu en traitant Hasson de « menteur ».

Mercredi, l’Union sioniste a déclaré que le cas de Bar serait « étudié à son retour ».

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