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Un dirigeant iranien reproche à Macron de s’aligner sur Washington

"Aujourd'hui le président français est l'apprenti de Trump en Europe", a déclaré Ali Akbar Velayati

Ali Akbar Velayati , conseiller du Guide suprême iranien Ali Khamenei (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ali Akbar Velayati , conseiller du Guide suprême iranien Ali Khamenei (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un haut responsable iranien a accusé dimanche le président français Emmanuel Macron de s’aligner sur la politique de son homologue américain Donald Trump, selon l’agence de presse iranienne Fars, proche des conservateurs.

Macron, qui a annoncé mi-octobre son intention de se rendre en Iran en 2018, est régulièrement brocardé par la presse conservatrice iranienne pour avoir remis en cause à plusieurs reprises le programme balistique de la République islamique.

« Si la France cherche à conserver une certaine respectabilité au plan international, elle ne doit pas être la subordonnée des Américains (…) car aujourd’hui le président français est l’apprenti de Trump en Europe », a affirmé Ali Akbar Velayati, conseiller pour les affaires internationales auprès du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des propos rapportés par Fars.

Fars publie cette phrase de Velayati isolée de tout contexte au milieu d’autres considérations.

L’Ayatollah Ali Khamenei à l’occasion d’un discours à la nation à l’occasion de Noruz, le Nouvel An iranien, à Téhéran, le 20 mars 2014. (Crédit : bureau du Guide suprême/AFP)

Face à la remise en cause par Trump de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015, la France défend l’application de ce texte présenté par ses partisans comme le meilleur moyen d’éviter que l’Iran ne se dote de l’arme atomique.

Mais Macron a semblé à plusieurs reprises se rapprocher de la position américaine en demandant l’ouverture d’un dialogue avec l’Iran sur son programme de missiles et ses actions extérieures, notamment en Syrie et en Irak.

Mi-novembre, Velayati s’en était déjà pris à Macron après que son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré à Ryad, rival de Téhéran, que la France s’inquiétait des « tentations hégémoniques » de l’Iran au Moyen-Orient.

Quelques jours plus tard, le président iranien Hassan Rouhani avait assuré à Macron par téléphone que son pays « ne cherchait pas à dominer » le Moyen-Orient, et jugé que la France pouvait « avoir un rôle constructif [au Moyen-Orient] en faisant preuve de réalisme et d’impartialité ».

Le Drian a récemment indiqué que la France refusait un axe iranien au Moyen-Orient.

Le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump au Palace Hotel, lors de la 72e Assemblée générale de l’ONU à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

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