Un drapeau palestinien géant déployé à l’ULB en soutien à un étudiant poursuivi pour une altercation
Lundi 2 novembre, un drapeau palestinien de 18 mètres sur 9 a été hissé sur la façade du campus du Solbosch, à Bruxelles
Un immense drapeau palestinien de 18 mètres sur 9 recouvrait lundi 2 novembre la façade du bâtiment A du campus du Solbosch de l’Université libre de Bruxelles (ULB), avenue Franklin Roosevelt. L’action, menée par plusieurs associations étudiantes et des membres du corps académique, vise à afficher leur soutien à un étudiant convoqué à 16 h 30 devant la commission de recours disciplinaire.
L’étudiant est poursuivi pour des faits remontant au 7 mai 2024, lors de l’occupation d’un bâtiment du Solbosch pendant une action en soutien au peuple palestinien. Ce jour-là, une altercation avait éclaté entre un occupant et un autre étudiant, membre d’une organisation juive. La commission disciplinaire avait reconnu l’incident, entraînant une sanction, mais sans retenir le caractère antisémite des faits.
La rectrice de l’ULB, Annemie Schaus, a toutefois décidé de faire appel de cette décision, estimant que l’altercation devait être qualifiée d’antisémite. Cette initiative a provoqué la colère de plusieurs collectifs étudiants et syndicaux, qui dénoncent ce qu’ils appellent un « acharnement » et une « instrumentalisation de l’antisémitisme ».
« Par cette démarche, la rectrice assimile la contestation des politiques de l’État d’Israël à de l’antisémitisme », estime Chloé Deligne, de la CGSP Enseignement-Recherche. Pour Camille, du Cercle du Libre Examen, « cette procédure s’inscrit dans un climat de répression des luttes étudiantes et vise à faire un exemple de l’engagement collectif en faveur de la Palestine ».
En parallèle, un rassemblement d’une centaine de personnes s’est tenu devant le bâtiment B, où se réunissait la commission de recours. Les manifestants dénonçaient une atteinte à la liberté d’expression au sein de l’université et appelaient à l’abandon des poursuites contre l’étudiant.








