Un drone de Gaza chargé d’explosifs découvert en Israël, selon l’armée
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Un drone de Gaza chargé d’explosifs découvert en Israël, selon l’armée

Un drone découvert dans le nord du Neguev visait à blesser les forces de sécurité en patrouille sur la frontière, a indiqué l'armée israélienne

Un drone appartenant aux Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, vole au-dessus de Gaza Ville, le 14 décembre 2014. Illustration. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Un drone appartenant aux Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, vole au-dessus de Gaza Ville, le 14 décembre 2014. Illustration. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

L’armée a annoncé dimanche qu’un drone chargé d’explosifs qui avait franchi la frontière avec la bande de Gaza a été découvert la semaine dernière dans le territoire israélien.

Selon les militaires, le drone a été découvert dans le conseil régional de Shaar Hanegev, dans le nord du Neguev, « il y a quelques jours », et il a été envoyé, franchissant la frontière avec Gaza, dans le but de blesser les soldats israéliens patrouillant dans le secteur.

L’armée a ajouté que le drone avait été récupéré dans sa totalité et qu’une enquête sur cet incident a été ouverte.

Cette annonce est survenue quelques heures après la découverte par les soldats d’un dispositif explosif improvisé placé le long de la clôture de sécurité. L’armée a déclaré que cette bombe, qui ciblait les troupes israéliennes, avait été camouflée pour ressembler à une pince coupante.

En réponse à cette découverte, l’Etat juif a tiré sur une position du Jihad islamique dans le sud de la bande de Gaza dimanche matin, tuant trois personnes. Un porte-parole du groupe terroriste, soutenu par l’Iran, a confirmé que les hommes étaient des membres de son aile militaire.

Au mois de février, quatre soldats avaient été blessés par un engin explosif artisanal qui avait été conçu pour ressembler à une hampe, qui avait été fixée à la clôture de sécurité. L’objet avait explosé lorsque les soldats avaient tenté de le retirer.

L’échange de dimanche matin est le dernier d’une série d’incidents transfrontaliers survenus ce week-end.

L’armée israélienne a mené, tard dans la nuit de samedi, une série de frappes contre des positions du Hamas dans le sud de la bande de Gaza suite à une brèche ouverte dans la frontière dans la journée, a fait savoir l’armée.

Selon les médias palestiniens, les frappes aériennes ont touché un certain nombre de positions du Hamas dans les secteurs de Rafah et de Khan Younès. Le ministère de la Santé gazaoui a expliqué n’avoir reçu aucune information portant sur d’éventuels blessés.

La politique mise en place par l’armée israélienne est de considérer le Hamas, qui gouverne Gaza, comme responsable de toute attaque émanant de l’enclave côtière assiégée.

Samedi matin, des soldats israéliens avaient remarqué quatre Palestiniens qui avaient franchi la barrière de sécurité vers Israël depuis le sud de la bande de Gaza.

Selon l’armée, les quatre hommes avaient jeté une bombe artisanale et laissé une tente en Israël avec le message : « Marche du retour : Le retour dans les terres de la Palestine ».

Un engin explosif artisanal, camouflé en pince coupante, est placé le long de la clôture de sécurité de Gaza le 27 mai 2018. (Armée israélienne)

Les soldats étaient arrivés sur les lieux quelques moments après, ouvrant le feu sur les individus qui avaient fui et qui étaient retournés de l’autre côté de la frontière. Aucun blessé n’aurait été à déplorer.

Cette infiltration a été l’une des nombreuses tentatives survenues au cours du week-end visant à endommager et à ouvrir des brèches dans la clôture frontalière, a noté l’armée.

Des douzaines de cerfs-volants enflammés ont été lancés de l’autre côté de la frontière pendant le week-end, allumant plusieurs feux dans les champs israéliens, a rapporté samedi soir la chaîne Hadashot. Ce dernier mois, 3000 cerf-volants d’attaque ont été lancés de l’autre côté de la frontière, a fait savoir le reportage, déclenchant 100 incendies.

Depuis le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens ont pris part à un mouvement de protestation hebdomadaire qui, selon Israël, a été orchestré par le Hamas et a été utilisé comme couverture pour des tentatives d’attentats terroristes et des brèches dans la clôture frontalière.

Les manifestations violentes devaient s’achever le 15 mai mais les leaders du Hamas ont indiqué qu’ils souhaitaient qu’elles continuent dans le temps. Plus de 10 000 Gazaouis ont participé au mouvement de protestation vendredi et samedi, a indiqué l’armée.

Un Palestinien marche dans la fumée dégagée par des pneus en feu durant des affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière avec la bande de Gaza, à l’est de Khan Younis, le 14 mai 2018 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Ces manifestations ont connu leur apogée le 14 mai quand les Etats-Unis ont transféré leur ambassade à Jérusalem et au moins 60 Palestiniens ont été tués lors d’affrontements – presque tous des membres du Hamas, a reconnu le groupe terroriste.

Vendredi, des vents forts ont entravé les tentatives visant à contrôler des incendies qui avaient éclaté en trois points à proximité du Kibbutz Kissufim, le long de la frontière avec Gaza, après que des cerf-volants en feu ont été envoyés en Israël depuis l’enclave côtière.

Les militaires ont commencé à mettre en oeuvre de nouvelles mesures pour combattre ces agressions, avec notamment des options létales tirées des réponses de l’armée aux lancements de roquette et autres attentats terroristes.

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