Un enseignant juif, accusé d’avoir inventé son agression, sera jugé
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Un enseignant juif, accusé d’avoir inventé son agression, sera jugé

En novembre, Tsion Sylvain Saadoun avait déclaré avoir été agressé par des hommes qui se revendiquaient de l'EI

Des policiers français patrouillent à vélo sur la Canebière à Marseille, le 14 novembre  2015  (Credit photo:  ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP )
Des policiers français patrouillent à vélo sur la Canebière à Marseille, le 14 novembre 2015 (Credit photo: ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP )

Un enseignant juif qui disait avoir été blessé au couteau en novembre par trois hommes se revendiquant du groupe Etat islamique (EI) dans le sud de la France sera jugé en avril pour « dénonciation mensongère d’un délit imaginaire », a annoncé jeudi le parquet à l’AFP.

Placé mercredi en garde à vue, le professeur, Tsion Sylvain Saadoun, est soupçonné d’avoir inventé son agression. Il devra comparaître devant le tribunal correctionnel le 13 avril et risque six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.

« D’un point de vue cutanéo-vestimentaire, médicolégal ou criminalistique l’hypothèse la plus probable est celle d’une auto-mutilation », a précisé le procureur de Marseille (sud) Brice Robin.

Aucun doute ne plane en revanche sur l’agression d’un autre professeur juif, survenue à Marseille le 11 janvier, et revendiquée au nom de Daech par un adolescent turc qui a ensuite été mis en examen.

En novembre, quelques jours après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, Tsion Saadoun, avait expliqué avoir été agressé au couteau par trois hommes se revendiquant de l’EI alors qu’il rentrait chez lui.

L’agression supposée de M. Saadoun, ainsi que celle, la veille à la sortie d’une bouche de métro marseillaise, d’une jeune musulmane voilée, avait suscité une vague d’indignation, le président François Hollande appelant à « une terrible, impitoyable même, réaction ».

« A l’issue d’une enquête particulièrement approfondie, il est apparu que les déclarations de la prétendue victime d’une tentative de meurtre n’étaient corroborées ni par les premières constatations des pompiers intervenants, ni par l’expertise l’expertise médico-légale, ni par la dernière expertise médico-technique », a détaillé le procureur.

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