Un État-membre d’Interpol arrête un fugitif à la demande de l’AP – une première
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Un État-membre d’Interpol arrête un fugitif à la demande de l’AP – une première

Ramallah a rejoint le groupe l'an dernier et a communiqué très peu de détails sur l'homme arrêté pour viol dans un aéroport international

Le siège d'Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)
Le siège d'Interpol à Lyon, en France. (Crédit : Massimiliano Mariani/CC BY-SA/Wikipedia)

Un État-membre d’Interpol a arrêté un fugitif accusé de viol au nom de l’Autorité palestinienne (AP), a annoncé Ramallah mardi.

En dépit de l’opposition d’Israël, l’AP a rejoint Interpol, un groupe de police international en septembre 2017.

Interpol avait alerté ses États-membres d’un mandat d’arrêt après que le bureau du procureur général de l’AP en a fait la demande, a indiqué un communiqué de ce même bureau.

Le communiqué n’a pas identifié l’homme ni le pays membre d’Interpol qui l’a arrêté. Cependant, il a été précisé que l’arrestation s’est déroulée dans un aéroport international.

Jusqu’à mardi, l’AP n’avait pas publiquement annoncé d’arrestations par Interpol en son nom.

Le bureau du procureur général de l’AP oeuvre actuellement pour faire ramener l’accusé en Cisjordanie et « prendre les mesures légales nécessaires contre lui », a ajouté le communiqué, sans fournir davantage de détails.

En septembre 2017, un responsable palestinien avait annoncé à l’Associated Press que les Palestiniens tentaient d’extrader Mohammad Dahlane, l’un des rivaux politiques du président de l’AP Mahmoud Abbas, par le biais d’Interpol.

Fin 2016, un tribunal de l’AP avait condamné Dahlane à trois ans de prison pour corruption. L’un des avocats de Dahlane avait indiqué à l’AFP que cette décision de justice s’inscrivait dans le cadre du « plan de liquidation » d’Abbas », contre ses opposants.

Dahlane a fui la Cisjordanie en 2011 après que les forces loyales à Abbas ont mené un raid sur sa maison.

Durant un discours devant un organe de l’OLP en avril, Abbas avait suggéré que les Palestiniens travaillent avec Interpol pour rapatrier 100 personnes qu’il a décrit comme des criminels. Il n’a fait mention d’aucun nom.

Des Palestiniens vus sur la place Manara au centre de Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, le 14 février 2015. (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)
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