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Un expert de l’ONU évoque des crimes contre l’humanité en Iran

Les violations des droits humains en Iran sont "les plus graves" que le pays ait connues au cours de ces quatre dernières décennies, a assuré le rapporteur spécial sur l'Iran

Des manifestants brandissent le drapeau iranien pendant une manifestation en soutien à la résistance iranienne devant le siège de l'Union européenne à Bruxelles, le 20 mars 2023. (Crédit :  John THYS / AFP)
Des manifestants brandissent le drapeau iranien pendant une manifestation en soutien à la résistance iranienne devant le siège de l'Union européenne à Bruxelles, le 20 mars 2023. (Crédit : John THYS / AFP)

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran a dénoncé lundi de possibles « crimes contre l’humanité » dans ce pays, en particulier après la mort de Mahsa Amini, qui avait été arrêtée pour infraction au code vestimentaire.

Les violations des droits humains en Iran sont « les plus graves » que le pays ait connues au cours de ces quatre dernières décennies, a assuré Javaid Rehman, présentant un nouveau rapport devant le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU à Genève.

« L’ampleur et la gravité des violations commises par les autorités iraniennes, en particulier depuis la mort de Mme Amini, laissent présager que des crimes internationaux ont été commis, notamment les crimes contre l’humanité que sont le meurtre, l’emprisonnement, les disparitions forcées, la torture, le viol et la violence sexuelle, et la persécution », a-t-il ajouté.

L’Iran est secoué par un mouvement de contestation depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans. Selon les autorités, des centaines de personnes, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité, ont été tuées dans le contexte des manifestations, dont l’ampleur a diminué ces dernières semaines.

Dans son rapport, le Rapporteur, qui est mandaté par le CDH mais ne s’exprime pas au nom des Nations unies, a souligné que la mort de Mahsa Amini « n’est pas un événement isolé, mais le dernier d’une longue série de violences extrêmes commises par les autorités iraniennes à l’encontre des femmes et des jeunes filles ».

« La responsabilité de hauts responsables (…) ne peut donc être ignorée », a-t-il dit devant le CDH, qui, fin novembre, a ouvert, malgré l’opposition de Téhéran et de Pékin, une enquête internationale sur la répression des manifestations, afin de rassembler des preuves des violations et éventuellement poursuivre les responsables.

« Des manifestants, dont des enfants, ont été battus à mort », a dénoncé Rehman, qui a évoqué les chiffres d’au moins 527 personnes tuées, dont 71 enfants, et de centaines de personnes gravement blessés.

Il a également pointé du doigt des actes de torture commis en détention contre des enfants, et l’arrestation de dizaines de défenseurs des droits humains, dont au moins 600 étudiants, 45 avocats et 576 militants de la société civile.

Les autorités iraniennes ont jusqu’à présent exécuté au moins quatre personnes en lien avec les manifestations et condamné à mort au moins 17 manifestants tandis que plus de 100 risquent de faire face à des accusations pouvant entraîner la peine de mort, selon le Rapporteur.

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