Un garçon blessé dans un raid policier à Jérusalem-Est ; ouverture d’une enquête
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Un garçon blessé dans un raid policier à Jérusalem-Est ; ouverture d’une enquête

Résident d'Issawiya, le garçon de 9 ans a été touché par une balle au bout en mousse ; il a le crâne fracturé et risque de perdre un œil, selon son père

Un garçon de  neuf ans blessé à la tête par une balle au bout en mousse durant une opération de police à Issawiya, le 16 février 2020. (Capture d'écran : Treizième chaîne)
Un garçon de neuf ans blessé à la tête par une balle au bout en mousse durant une opération de police à Issawiya, le 16 février 2020. (Capture d'écran : Treizième chaîne)

La police a déclaré dimanche que son unité chargée des enquêtes internes examinait le cas d’un garçon de neuf ans grièvement blessé. Il aurait été touché par une balle au bout en mousse durant une opération de police la veille dans le quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est.

« Durant l’opération de police, de moyens anti-émeutes ont été employés et un mineur de 9 ans a été blessé », a déclaré la police dans un communiqué. « Le département des enquêtes internes de la police, au sein du ministère de la Justice, s’est saisi de l’affaire. Nous sommes désolés de la blessure subie par le mineur et lui souhaitons une prompte guérison. »

L’état du garçon, identifié par son prénom, Malek, était grave, selon l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem.

« Il présente une fracture du crane, une hémorragie cérébrale, son œil gauche n’a pas encore été soigné et il risque de le perdre », a déclaré son père à la Treizième chaîne. « Nous n’avons pas beaucoup d’espoir, il pensent que l’œil a 1 % de chances d’être sauvé. »

Le père a raconté que Malek était sorti faire une course. Quand il est passé par la porte, « il a été touché entre les yeux ».

Il a nié que des manifestations se déroulaient avant l’incident.

Les chefs de communauté affirment que la police a intensifié, sans raison, ses opérations à Issawiya ces derniers mois, et font prevue d’un recours excessif à la force contre les résidents, ce qui mine la stabilité et attise les tensions dans le quartier.

Les autorités policières ont rejeté ces accusations, affirmant que les opérations à Issawiya correspondaient à ce qu’ils ont décrit comme une recrudescence de la violence dans le quartier.

Des résidents d’Issawiya protestent contre les violences policières à l’entrée du quartier d’Issawiya, à Jérusalem-Est, le 5 novembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Depuis le mois de mai, la police a effectué des raids dans plus de 500 maisons à Issawiya et arrêté plus de 600 résidents. Seule une vingtaine d’entre eux ont été mis en examen, a indiqué Mohammed Abu Hummus, membre du Parents Committee et habitant du quartier, dans une interview datant du début de l’année.

Parallèlement, les résidents ont intensifié la violence contre les policiers, selon le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

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