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Un général démissionne avant un reportage sur ses liaisons avec des subordonnées

Les épisodes de harcèlement sexuels auraient au lieu alors qu'il était commandant de Shayetet 13, une unité de commando d'élite de l'armée

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Le général Shai Elbaz, chef sortant des opérations navales de Tsahal, qui a démissionné en octobre 2019 après des allégations sur des liaisons sexuelles illicites avec des subordonnées.
Le général Shai Elbaz, chef sortant des opérations navales de Tsahal, qui a démissionné en octobre 2019 après des allégations sur des liaisons sexuelles illicites avec des subordonnées.

Un haut gradé de l’armée israélienne a démissionné mercredi de son poste de chef des opérations de la marine israélienne avant la diffusion d’un reportage télévisé affirmant qu’il aurait eu de nombreuses relations sexuelles inappropriées avec ses subordonnées, a déclaré l’armée.

Le reportage sur les épisodes d’harcèlement sexuel d’Elbaz doit être diffusé vendredi soir sur la Douzième chaîne d’Israël.

Avant la diffusion, Elbaz a envoyé une lettre au chef de l’armée Aviv Kohavi et au chef de la marine israélienne, le général Eli Sharvit, demandant de quitter immédiatement sa position.

« Le général Shai Elbaz a demandé à quitter son poste et à démissionner de l’armée du fait de révélations sur des événements qui se seraient produits il y a plus de 10 ans et avec des comportements qui ne correspondent pas aux standards de l’armée », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Kohavi et Sharvit ont accepté sa démission.

De la gauche, le commandant de la marine israélienne Eli Sharvit, le chef de l’armée israélienne Aviv Kohavi et le chef sortant des opérations navales le général Shai Elbaz, qui a démissionné en octobre 2019 après des allégations sur des liaisons sexuelles passées avec des subordonnées, saluent lors d’une cérémonie à Haifa, le 30 juillet 2019. (Armée israélienne)

« Le général Elbaz est un officier haut-gradé qui a servi dans une variété de positions de combat et qui a contribué directement à la sécurité de l’Etat d’Israël. Le chef de l’armée a statué qu’il n’y avait aucune place pour les comportements [dont il a fait preuve] dans l’armée et qu’il fera preuve d’une tolérance zéro envers ce type d’incidents à l’avenir », a déclaré l’armée israélienne.

Elbaz a servi comme chef des opérations navales depuis mai 2018. Il avait auparavant servi comme le chef de l’unité de commandos d’élite de la marine, Shayetet 13.

Les épisodes d’harcèlement sexuels auraient au lieu alors qu’il était commandant de Shayetet 13.

Selon la Douzième chaîne, de nombreuses femmes ont brisé le silence et affirmé qu’il avait entretenu des relations sexuelles inappropriées avec elles.

Les accusations contre Elbaz interviennent deux ans après qu’Ofek Bouchris, un ancien général, a plaidé coupable pour relations sexuelles interdites dans le cadre d’un accord visant à éviter d’être poursuivi pour des charges plus graves.

Ofek Bouchris, un ancien général de l’armée israélienne accusé de viol et autres agressions contre ses subordonnées, est photographié au tribunal militaire à Jaffa le 29 septembre 2016. (Flash90)

Bouchris, un ancien chef de la brigade d’infanterie Golani qui était vu comme une étoile montante de Tsahal, avait été accusé de viol et d’agression sexuelle par deux femmes officiers qui servaient sous son commandement.

Dans un premier temps, il avait nié les accusations, mais a ensuite pris publiquement la responsabilité pour des agressions sexuelles non-spécifiées et une relation sexuelle illégale dans le cadre d’un accord juridique. Les procureurs ont accepté de ne pas demander des peines de prison dans le cadre de cet accord.

Les accusations contre Bouchris ont été révélées en mars 2016, choquant les hauts-gradés de l’armée, où il était perçu comme un officier modèle. Bouchris a démissionné de Tsahal en juillet 2016.

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