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Un général iranien met en garde Israël contre une vengeance immédiate

Ces propos font suite à une frappe des Gardiens de la Révolution contre une "base du Mossad" dans le nord de l’Irak et à une attaque présumée de drones israéliens

Le commandant de la Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne, le Gen. Hossein Salami, s’adresse à la foule lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine commémorant l’anniversaire de sa prise en 1979, à Téhéran, en Iran, le 4 novembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)
Le commandant de la Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne, le Gen. Hossein Salami, s’adresse à la foule lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine commémorant l’anniversaire de sa prise en 1979, à Téhéran, en Iran, le 4 novembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Un général iranien de haut rang a averti mercredi que Téhéran se vengerait immédiatement si Israël tuait l’un de ses soldats, a rapporté l’agence de presse semi-officielle Tasnim.

« Sachez que nous ne participerons pas seulement aux funérailles de nos martyrs, mais que nous les vengerons sans tarder. Je suis très sérieux. Si vous vous livrez de nouveau à de tels actes, vous tâterez de nouveau de nos attaques et de nos missiles », a déclaré le commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) Hossein Salami à l’adresse d’Israël.

« Ces dernières semaines, vous avez vu les sionistes se tromper encore et encore dans leurs calculs et être la cible de missiles des Gardiens de la révolution. Nous leur conseillons de ne pas continuer sur cette voie ou nous les enterrerons vivants », a ajouté Salami.

Les propos de Salami ont été formulés dans le contexte de tensions croissantes entre l’Iran et Israël.

La semaine dernière, le CGRI avait revendiqué la responsabilité d’une attaque de missiles à plusieurs endroits de la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, y compris sur ce qu’il prétendait être un « centre stratégique » israélien.

Un « centre stratégique pour la conspiration et les méfaits des sionistes a été ciblé par de puissants missiles de précision tirés par le Corps des gardiens de la révolution islamique », a déclaré un communiqué sur Sepah News, le site officiel de la Garde, au moment des faits.

Une maison endommagée par une attaque de missiles balistiques iraniens à Erbil, en Irak, le 23 mars 2022. (Crédit : AP Photo/Ahmed Mzoori, Metrography)

Selon la déclaration, l’attaque semble avoir été portée en représailles à la mort de deux commandants du CGRI dans une frappe aérienne israélienne présumée, près de Damas, la capitale syrienne, une semaine plus tôt.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme, basé au Royaume-Uni, a déclaré que la frappe aérienne israélienne supposée visait « un dépôt d’armes et de munitions exploité par des milices soutenues par l’Iran près de l’aéroport international de Damas ».

Le CGRI avait juré de venger la mort des officiers Ehsan Karbalaipour et Morteza Saidnejad – « un crime commis par le régime sioniste », avait déclaré le CGRI au moment des faits.

L’armée israélienne a défendu les frappes aériennes visant des cibles iraniennes en Syrie comme nécessaires pour empêcher son ennemi juré de prendre pied à sa porte.

Des informations ultérieures ont indiqué que l’attaque d’ Erbil aurait été provoquée par une frappe israélienne présumée, le 16 février dernier, sur un entrepôt de drones dans l’ouest de l’Iran. Selon les informations disponibles, l’attaque de drones sur une base aérienne près de Kermanshah aurait décimé la flotte de drones iranienne.

Sur cette image satellite prise le 18 février 2022, des dommages sont visibles sur un site appartenant au CGRI dans la province iranienne de Kermanshah. (Crédit : Planet Labs PBC par l’entremise d’ Aurora Intel)

L’attaque présumée aurait été lancée après que le 12 février, la coalition internationale dirigée par les États-Unis en Irak a abattu deux drones vraisemblablement venus d’Iran.

La semaine dernière, des responsables israéliens ont confirmé une information du 16 février relayée par la radio publique Kan selon laquelle ils pensaient que les drones se dirigeaient vers Israël.

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