Un haut responsable iranien tweete en hébreu sur les pourparlers avec la Russie
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Un haut responsable iranien tweete en hébreu sur les pourparlers avec la Russie

Shamkhani commente sa rencontre avec son homologue russe en hébreu le lendemain de celle entre Patrushev et les conseillers à la sécurité nationale israéliens sortants et entrants

Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, arrive à son bureau pour une réunion, Téhéran, Iran, le 16 mars 2014. (Vahid Salemi / AP)
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, arrive à son bureau pour une réunion, Téhéran, Iran, le 16 mars 2014. (Vahid Salemi / AP)

Un haut responsable iranien a tweeté mercredi un message en hébreu, dans le contexte des tensions élevées entre Jérusalem et Téhéran, bien que le but de ce message, apparemment adressé à Israël, ne soit pas très clair.

Ali Shamkhani, le secrétaire général du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a communiqué en hébreu, en anglais, en arabe et en persan sur sa rencontre avec son homologue russe Nikolai Patrushev, qui a concerné l’Afghanistan.

« Il y a une heure, lors d’une conversation avec mon ami et collègue M. Patrushev, secrétaire du Conseil de sécurité nationale de Russie, nous avons examiné les développements en Afghanistan, en Syrie et dans le golfe Persique », a-t-il écrit.

« Heureusement, les obstacles politiques à l’adhésion de l’Iran à l’accord de #Shanghai ont été levés et l’adhésion de l’Iran sera [finalisée] via [des procédures] officielles. #Good News », a-t-il ajouté dans un hébreu approximatif.

L’Organisation de coopération de Shanghai est une alliance politique, économique et sécuritaire qui comprend actuellement huit pays : la Chine, l’Inde, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie, le Pakistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Il n’y a aucune raison apparente qui justifie que ce tweet de mercredi ait été écrit en hébreu, ce qui en fait un casse-tête pour certains experts.

« Pourquoi en hébreu », a tweeté, en hébreu également, Henry Rome, un expert américain de l’Iran pour le Groupe Eurasie.

La rencontre de Patrushev avec Shamkhani a eu lieu le lendemain de son entrevue avec les conseillers à la sécurité nationale sortants et entrants d’Israël, Meir Ben-Shabbat et Eyal Hulata.

Les tensions avec l’Iran, bien qu’elles ne soient pas officiellement mentionnées dans les comptes-rendus de la réunion, étaient sans doute un des sujets prioritaires des pourparlers. Certains analystes suggèrent que le tweet de Shamkhani pourrait être une sorte de surenchère concernant les liens avec la Russie.

Shamkhani avait déjà tweeté en hébreu à deux reprises en mai, pendant la guerre de 11 jours entre Israël et les groupes terroristes de Gaza ; dans ces deux cas, les tweets concernaient plus directement Israël. Le 12 mai, il a qualifié Israël de « maison de l’araignée » et affirmé que les roquettes palestiniennes avaient vaincu le pays.

Quatre jours plus tard, il a tweeté en hébreu que les troupes israéliennes et américaines en Afghanistan avaient échoué contre « l’axe de résistance », et a appelé à une coopération régionale.

Shamkhani est également considéré comme étroitement associé au site d’information iranien en langue arabe Nour News, qui publie aussi des informations en hébreu.

Les responsables israéliens publient occasionnellement sur les réseaux sociaux en persan, soit pour communiquer directement avec la population iranienne, soit dans le but de troller Téhéran.

En 2015, Benjamin Netanyahu, alors Premier ministre, a ouvert un compte Twitter en persan pour protester contre l’accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales. Ce compte continue à tweeter plusieurs fois par jour sous l’actuel Premier ministre Naftali Bennett.

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