Un hélicoptère d’un résident d’Itamar saisi près d’un poste de contrôle
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Un hélicoptère d’un résident d’Itamar saisi près d’un poste de contrôle

Les autorités ont découvert une piste improvisée devant la maison d'un résident de l’implantation, qui n’avait pas l’autorisation de voler

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

La police des frontières confisque un hélicoptère près du passage de Qalandiya qui a été utilisé par un résident israélien d'une implantation, le 27 mars 2018 (Crédit : Police des frontières)
La police des frontières confisque un hélicoptère près du passage de Qalandiya qui a été utilisé par un résident israélien d'une implantation, le 27 mars 2018 (Crédit : Police des frontières)

La police a saisi un hélicoptère appartenant à un résident d’une implantation du nord de la Cisjordanie qui avait volé sans permis et sans coordination avec l’Autorité de l’aviation civile, ont annoncé jeudi des responsables.

La police des frontières a été informée des actions de Yedidya Meshulami, après que le suspect a atterri dimanche à l’aéroport Atarot entre Jérusalem et Ramallah.

Les responsables de la sécurité étaient en train de scanner la zone adjacente au poste de contrôle de Qalandiya dans le cadre d’une opération visant à intercepter les travailleurs palestiniens illégaux, lorsqu’ils ont remarqué l’hélicoptère stationné dans cette zone.

Les policiers ont par la suite saisi l’hélicoptère, arrêté Meshulami pour l’avoir utilisé illégalement, et l’ont transféré pour être interrogé, selon une déclaration de la police des frontières.

Au cours de son interrogatoire, les agents ont découvert que l’homme de 44 ans n’avait pas de permis pour piloter l’hélicoptère et qu’il volait à l’insu de l’autorité de l’Aviation civile.

Selon le quotidien Haaretz, Meshulami a déclaré aux autorités qu’il avait essayé de « prendre le contrôle » du poste de contrôle de Qalandiya qui se trouve à proximité.

« Peu importe ce qu’ils me feront, je vais le reprendre », aurait-il prévenu. On ne sait pas exactement de quelle manière Meshulami avait l’intention de prendre le contrôle. Il n’a pas pu être joint pour qu’il puisse apporter ces précisions.

Mardi, Meshulami a été libéré et assigné à résidence assorti de conditions restrictives.

Deux jours plus tard, la police des frontières est arrivée à l’avant-poste illégal d’Alumot, un quartier de l’implantation d’Itamar où l’ancien pilote de l’armée de l’air vit avec sa famille. Ils ont trouvé un hangar contenant un deuxième hélicoptère et un avion ultra-léger, en plus d’une piste d’atterrissage et de décollage improvisée d’où apparemment Meshulami décollerait et atterrirait.

Haaretz a déclaré que les autorités étaient au courant de l’aéroport personnel du résident d’implantation depuis qu’il a ouvert la piste d’atterrissage en 2013. C’est à ce moment-là qu’ils lui ont retiré son permis, selon l’article.

Pendant le raid de jeudi, le deuxième hélicoptère de Meshulami a été confisqué. La police des frontières a déclaré que l’avion ultra-léger sera également saisi dans les prochains jours.

« Dans son comportement, le suspect a mis en danger des avions de ligne civils et militaires dans l’espace aérien israélien non seulement en volant sans permis et avec un avion qui ne répondait pas aux critères requis, mais aussi en décollant, volant et atterrissant sans autorisation », a déclaré la police dans un communiqué.

L’avocat de Meshulami, Nati Rom, a critiqué la gestion de l’enquête, affirmant que la police avait déjà clôturé sept enquêtes similaires contre son client sans aucune arrestation.

L’avocat a ajouté que l’enquête se déroulait à huis clos et que la police n’aurait pas dû divulguer ces informations.

« Nous pensons que le moment est venu d’appliquer la loi israélienne, à savoir le droit de l’aviation, sur toute la Judée et la Samarie, mais malheureusement ce n’est toujours pas le cas », a déclaré Rom, en désignant la Cisjordanie par son nom biblique.

Les avions ultralégers sont interdits en Cisjordanie, où l’on doit voler à au moins 8 000 pieds dans les airs, une altitude trop élevée pour piloter le minuscule avion.

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