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Un homme abattu à Haïfa dans une querelle de clans présumée

La police cherche à savoir si la voiture incendiée à proximité a été utilisée pour tirer sur Ahmed Omaria, 25 ans

Des médecins se trouvent sur les lieux d'une fusillade à Haïfa, le 12 décembre 2021. Encart : Ahmed Omaria. (Magen David Adom ; Courtoisie)
Des médecins se trouvent sur les lieux d'une fusillade à Haïfa, le 12 décembre 2021. Encart : Ahmed Omaria. (Magen David Adom ; Courtoisie)

Un homme de 25 ans a été mortellement blessé par balle dans la ville de Haïfa, dans le nord du pays, dimanche matin, le dernier homicide dans la communauté arabe, alors que le gouvernement s’efforce de réprimer les crimes violents.

La victime, identifiée comme étant Ahmed Omaria, originaire de la ville voisine d’Ibtin, a été abattue près du croisement de Check Post.

Les secours du Magen David Adom a déclaré que ses médecins ont constaté le décès d’Omaria sur les lieux.

La police a ouvert une enquête sur le meurtre et cherche à savoir si une voiture incendiée près du lieu de la fusillade a été utilisée par les suspects.

Les agresseurs ont apparemment tendu une embuscade à la victime alors qu’il conduisait sa dépanneuse. « Ils ont tiré et se sont enfuis, la dépanneuse s’est arrêtée, puis ils ont tiré dessus sans interruption », ont déclaré des témoins oculaires à la Douzième chaîne.

Selon les médias en hébreu, la fusillade serait liée à une querelle entre clans rivaux.

Des policiers sont vus sur le site d’un véhicule en feu, près de Haïfa, le 12 décembre 2021. (Courtoisie)

Aucune arrestation n’a été effectuée dans l’immédiat.

Selon l’organisation à but non lucratif Abraham Initiative, cette mort constitue le 120e homicide commis dans la communauté arabe cette année, un triste record absolu. Parmi les personnes tuées, 101 étaient des citoyens arabes Israéliens et 19 étaient des Palestiniens, soit de Jérusalem-Est, soit disposant de la résidence israélienne.

Les communautés arabes ont connu une flambée de la violence ces dernières années, principalement, mais pas exclusivement, à cause du crime organisé.

Les Arabes israéliens en veulent à la police, qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore largement la violence, qui inclut des querelles familiales, des guerres de territoire mafieuses et des violences contre les femmes. La communauté a également souffert de décennies de négligence.

En août, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré que la violence et la criminalité dans les communautés arabes israéliennes étaient une « calamité nationale ». Il a promis à maintes reprises de sévir contre ce phénomène.

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