Un homme abattu dans une ville du nord
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Un homme abattu dans une ville du nord

Deux autres personnes blessées par des tirs ayant visé un véhicule à Baqa al-Gharbiya

Capture écran d'une vidéo de la voiture où trois hommes ont été la cible d'une fusillade, mortelle pour l'un d'eux, dans la ville arabe israélienne de Baqa al-Gharbiya, le 23 juin 2020. (Crédit : Ynet)
Capture écran d'une vidéo de la voiture où trois hommes ont été la cible d'une fusillade, mortelle pour l'un d'eux, dans la ville arabe israélienne de Baqa al-Gharbiya, le 23 juin 2020. (Crédit : Ynet)

Un homme a été tué par balle dans la ville de Baqa al-Gharbiya, dans le nord du pays, mardi matin.

Trois blessés, tous âgés d’une trentaine d’années, sont arrivés dans un véhicule au poste de police local, ont rapporté les médias en hébreu. L’une d’entre elles se trouvait dans un état critique, une autre était gravement blessée et une autre légèrement, apparemment du fait d’une fusillade ayant visé la voiture dans laquelle ils se trouvaient.

La vidéo de la scène montrait une berline grise avec des trous de balles dans la portière.

Tous trois ont été emmenés à l’hôpital Hillel Yaffe de Hadera, où les médecins ont déclaré l’un des hommes mort.

La police a ouvert une enquête sur l’incident et des équipes médico-légales arrivent à Baqa al-Gharbiya pour recueillir des preuves.

Ce décès porte à 44 le nombre d’Arabes israéliens tués depuis le début de l’année, dans le contexte d’une récente vague d’incidents mortels et violents dans les communautés arabes, dont beaucoup ont été provoqués par des armes à feu.

Jeudi dernier, un homme a été abattu dans la ville de Jatt, qui se situe près de Baqa al-Gharbiya. Un autre homme a été légèrement blessé par un cocktail Molotov qu’il tenait alors qu’il était assis à côté de la victime dans leur voiture, a rapporté la police israélienne à l’époque.

Ces dernières années ont vu une augmentation des meurtres et des crimes commis avec des armes à feu dans la communauté arabe israélienne. Les dirigeants arabes affirment que la police ignore largement la violence, qui comprend les querelles familiales, les guerres de territoire de la mafia, la violence domestique et les crimes d’honneur.

Un certain nombre de manifestations et de grands rassemblements ont été organisés pour protester contre ce que les Israéliens arabes considèrent comme un échec à traiter de manière adéquate la vague de violence criminelle au sein de la communauté.

Seuls 30 % des meurtres présumés dans la communauté arabe israélienne en 2019 – 27 sur 88 – ont été résolus, rapporte le quotidien Haaretz.

Trente-six pour cent des Arabes israéliens éprouvent un sentiment d’insécurité personnelle dans la communauté où ils vivent en raison de la violence, contre 12,8 % chez les Juifs israéliens, selon un rapport de 2019 du Fonds Abraham.

Baladna, une organisation à but non lucratif, a indiqué que les jeunes Israéliens arabes sont les plus susceptibles d’être tués au sein de la communauté – plus de la moitié des personnes assassinées sont âgées de 18 à 34 ans.

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