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Un homme meurt poignardé dans le centre du pays

Un homme a été arrêté à Kiryat Ekron ; un autre a par ailleurs été grièvement blessé au couteau à Ashdod ; de nouvelles morts violentes dans la communauté arabe

Des policiers sur les lieux d'une fusillade à Lakiya, le 25 septembre 2021. (Crédit : Police israélienne)
Des policiers sur les lieux d'une fusillade à Lakiya, le 25 septembre 2021. (Crédit : Police israélienne)

Un trentenaire a été poignardé à mort dans la ville de Kiryat Ekron, dans le centre du pays, samedi soir.

La police enquête sur cet homicide présumé.

Aucun détail n’a filtré sur un mobile possible. Les médias israéliens ont évoqué une rixe. 

L’homme, qui n’a pas été identifié, a été pris en charge à l’hôpital Kaplan dans un état critique. Il est finalement mort de ses blessures.

Selon la police qui s’est exprimée dans la matinée de dimanche, un résident de Kiryat Ekron, âgé de 55 ans, a été arrêté, soupçonné d’être impliqué dans cet incident.

Dans un incident séparé, samedi soir, un homme a été grièvement blessé à l’arme blanche pendant des heurts survenus dans la ville d’Ashdod, dans le sud du pays. La police a ouvert une enquête.

Recrudescence de la violence dans les communautés arabes

Ces derniers incidents surviennent alors que des violences meurtrières continuent à agiter la communauté arabe israélienne.

Samedi en début de soirée, une quadragénaire a été abattue dans une ville bédouine du sud du pays, samedi soir – la quatrième victime en l’espace de deux jours. 

La victime a été évacuée vers un hôpital de Lakiya, au nord de Beer Sheva, dans le nord du Negev, où les services du Magen David Adom ont déclaré sa mort. La femme, 42 ans, s’appelait Somia al-Talalka. Elle était mère de quatre enfants.

La police a indiqué que ses agents s’étaient rendu sur place et avait ouvert une enquête. Un témoin aurait expliqué aux policiers que le coup de feu aurait été accidentel. Mais les responsables de la police ont noté qu’il était plus probable que la femme était morte suite à des violences conjugales, selon Kan, qui a précisé que son ex-époux vivait à Gaza.

Les crimes violents ont atteint un niveau record dans les communautés arabes, ces dernières années. 78 citoyens arabes israéliens ont été tués dans des homicides apparents depuis le début de l’année 2021, selon un bilan de l’organisation à but non-lucratif Abraham Initiatives. 15 autres Palestiniens ont été tués sur le territoire israélien.  

Treize personnes tuées dans des incidents violents ou relatifs au crime organisé étaient des femmes, a précisé l’organisation. 

L’année dernière, 96 Arabes israéliens ont été tués dans des violences communautaires.

Lakiya, le 1er avril 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La fusillade de Lakiya survient moins de 24 heures après la mort d’un trentenaire originaire de la localité bédouine de Shaqib al-Salam (Segev Shalom), qui a été abattu dans le centre de Beer Sheva.

Ahmad al-Jarjawi, 30 ans, a été pris pour cible par deux hommes masqués qui ont ouvert le feu dans un café. Il s’est éteint après son arrivée à l’hôpital de Soroka.

Un autre homme a aussi été modérément blessé dans cette fusillade.

Un proche de la victime a déclaré que la famille était impliquée dans un conflit avec une autre, sans affirmer formellement que cette dispute était à l’origine de l’homicide. 

« Nous sommes en conflit avec une autre famille, mais nous ne voulons rien dire publiquement car nous ignorons ce qui s’est réellement passé », a poursuivi ce proche, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

L’homme était connu de la police – des vidéos et des photos le montrant utilisant des armes ont circulé à nouveau sur les réseaux sociaux après sa mort. 

Une photo montrant Jarjawi brandissant une arme dans une voiture, à Beer Sheva, à proximité du commissariat, avait même été utilisée dans un tweet publié par le Premier ministre Naftali Bennett avant les élections, avec la légende : « Un vote pour mon parti Yamina ramènera la sécurité dans le Negev. » 

Vendredi également, un homme de 55 ans a été abattu dans la ville de Nazareth, dans le nord du pays.

Les médecins des services du Magen David Adom ont été envoyés sur les lieux, dans le quartier de Salizian, où ils ont découvert la victime inconsciente, blessée par balle. Ils ont prononcé sa mort après avoir tenté de la réanimer.

Selon la presse israélienne, l’homme s’appelait Naim Mansouri, un ex-détenu qui avait été récemment libéré après avoir purgé une peine pour meurtre. La police a fait savoir à la Radio militaire qu’une querelle entre groupes rivaux aurait été à l’origine de l’incident. Une enquête a été ouverte.

De plus, un petit garçon de six ans et ses parents ont été blessés par balle dans la ville d’Umm al-Fahm, dans le nord.

Des coups de feu ont été signalés dans d’autres villes arabes, mais ils n’auraient pas fait de blessés. 

Ces incidents ont suivi un autre meurtre perpétré dans la soirée de jeudi. La victime s’appelait Hosam Otman et était âgée de 24 ans. 

Les autorités ont juré de consacrer davantage de ressources à la lutte contre le crime dans les localités arabes après une série d’incidents violents qui ont entraîné la campagne en ligne #Arab_Lives_Matter visant à protester contre l’absence présumée d’action policière.

Selon un rapport établi par la Knesset en 2020, environ 400 000 armes illégales circulent au sein de l’État juif, la majorité dans les communautés arabes. 

Au mois de juillet, le Premier ministre Naftali Bennett a défini les violences et le crime dans les communautés arabes israéliennes comme un « fléau national » alors qu’il rencontrait de hauts-responsables et des policiers dans le but de mettre au point un plan de lutte contre ces violences. 

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