Un immense drapeau palestinien retiré d’un mur de la Vieille Ville de Jérusalem
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Un immense drapeau palestinien retiré d’un mur de la Vieille Ville de Jérusalem

Le drapeau avait apparemment été suspendu pour marquer les 55 ans du parti du Fatah, qui était présidé par Arafat et qui est maintenant dirigé par Abbas

Capture d'écran d'une vidéo montrant le retrait d'un drapeau géant des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Twitter)
Capture d'écran d'une vidéo montrant le retrait d'un drapeau géant des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. (Crédit : Twitter)

Le maire de Jérusalem Moshe Lion a déclaré mercredi que le drapeau palestinien flanqué du portrait de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas, qui était suspendu sur les murs de la Vieille Ville, a été décroché.

« La seule souveraineté à Jérusalem est la souveraineté israélienne. Je ne permettrai à aucune autre organisation d’essayer de mettre un pied dans la ville », a écrit Lion sur Twitter.

Le drapeau avait apparemment été suspendu pour marquer le 55ème anniversaire du parti du Fatah, qui était présidé par Arafat et qui est maintenant dirigé par Abbas.

Israël considère l’ensemble de Jérusalem comme sa capitale, alors que les Palestiniens revendiquent Jérusalem est, qui comprend la Vieille Ville, comme la capitale du futur État auquel ils aspirent.

Des milliers de Palestiniens ont commémoré le 55e anniversaire de la « fondation » du Fatah mercredi dans la bande de Gaza, rare manifestation populaire en soutien à ce mouvement laïc dans l’enclave palestinienne contrôlée par les islamistes rivaux du Hamas.

L’an dernier, le Fatah avait annulé à Gaza les commémorations entourant sa fondation par Yasser Arafat, invoquant une campagne d’arrestation menée par le groupe terroriste du Hamas visant une dizaine de ses cadres et membres actifs.

Au pouvoir en Cisjordanie, le Fatah prévoyait cette année un rassemblement sur la grande place « Al-Saraya » dans la ville de Gaza. Mais le Hamas a donné son feu vert à l’organisation des commémorations sur la rue « Al-Wahdat » (unité, en arabe).

« Nous avons accepté que ces festivités se tiennent sur la rue al-Wahdat car le Fatah plaide pour l’unité du peuple palestinien », a déclaré à l’AFP un cadre du Hamas requérant l’anonymat, jouant ainsi la carte de la cordialité avec le mouvement rival à l’approche d’éventuelles élections.

Pour le Hamas, ces manifestations représentent « un référendum sur le soutien populaire du Fatah et sur la direction d’Abou Mazen », surnom de Mahmoud Abbas, successeur d’Arafat à la tête du Fatah et président de l’Autorité palestinienne (AP), a ajouté cette source.

Sur la rue al-Wahdat, des milliers de Palestiniens brandissaient des portraits de M. Abbas et des drapeaux jaunes sertis du logo du Fatah, mouvement établi clandestinement en 1959 pour mener ses premières actions armées contre Israël en 1965, considérée comme sa date de fondation.

Le Hamas, mouvement islamiste établi en 1987, contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, où vivent deux millions de Palestiniens sous blocus israélien et égyptien, au terme d’affrontements avec les forces loyales au Fatah de M. Abbas.

Malgré des pourparlers, les deux mouvements entretiennent des relations conflictuelles, mais s’accordent toutefois sur l’idée de tenir des élections dans les Territoires palestiniens, où le dernier scrutin remonte à 2006.

Le Hamas demande à M. Abbas de fixer dans un décret présidentiel la date du scrutin, maintes fois repoussé, mais ce dernier exige au préalable des garanties de la part d’Israël sur le vote des Palestiniens de Jérusalem-Est.

« Nous n’accepterons pas d’élections sans Jérusalem et sans notre peuple (…) Jérusalem est la capitale de notre État et elle n’est ni à vendre ni à négocier », a affirmé mercredi M. Abbas dans une déclaration retransmise sur des écrans géants à Gaza.

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