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Un Israélien de 16 ans non-vacciné meurt de complications post-COVID-19

La mort de l'ado serait le premier décès des suites du syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) enregistré en Israël, une maladie rare post-coronavirus

Aden Jamal Fayumi, 16 ans, mort de complications post-COVID. (Autorisation)
Aden Jamal Fayumi, 16 ans, mort de complications post-COVID. (Autorisation)

Un adolescent israélien s’est éteint dimanche des suites de complications persistantes après avoir attrapé le coronavirus.

Le jeune homme de 16 ans n’était pas vacciné et n’avait pas de maladie préexistante. Il avait été hospitalisé à l’hôpital pour enfants Schneider à Petah Tikva, où il avait été pris en charge il y a deux semaines, amené depuis un autre hôpital.

L’adolescent avait été placé sous ECMO (oxygénation par membrane extracorporelle), atteint du syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS) – une maladie rare qui se développe chez certains enfants qui ont été exposés au coronavirus.

Le jeune s’appelait Aden Jamal Fayumi et habitait la ville de Jaljulia, dans le centre du pays, selon les médias israéliens.

Ce décès serait le tout premier enregistré au sein de l’État juif des suites du PIMS. Environ cent cas ont été répertoriés en Israël depuis qu’il a été signalé pour la première fois dans le pays, a annoncé Haaretz.

La mort de Fayumi est survenue quarante-huit heures après l’hospitalisation d’un bébé de six mois qui se trouve aujourd’hui dans un état grave des suites du PIMS. Les symptômes sont, entre autres, une fièvre persistante et une grave inflammation.

« Il y a pas mal d’enfants dans le pays qui sont atteints par le PIMS et un certain nombre d’entre eux sont placés sous respirateur. Je pense que nous avons constaté une hausse sérieuse du nombre de cas de PIMS ces dernières semaines », a commenté Ofer Schiller, médecin à l’hôpital pédiatrique Schneifer, au site d’information Ynet.

Schiller a noté que l’état de l’adolescent avait été instable, exprimant son inquiétude sur le fait de relier des malades aux machines ECMO pendant une période prolongée. Ces machines tiennent le rôle du cœur et des poumons d’un malade pour permettre à ce dernier de guérir d’une maladie respiratoire grave.

« Les personnes soignées par le biais d’une telle machine peuvent souffrir de complications induites par l’ECMO elle-même, pas seulement par la maladie. Il est difficile de prendre en charge la réponse inflammatoire », a-t-il déclaré.

Le médecin n’a pas su dire ce qui, selon lui, était à l’origine de l’augmentation du nombre de cas de PIMS.

Ces dernières semaines, l’État juif a connu un nombre record de personnes placées sous ECMO alors même que la quatrième vague de la pandémie semble reculer.

Vendredi, le nombre de patients atteints par la COVID-19 dans un état grave était de 460, le chiffre le plus bas enregistré en presque deux mois.

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