Rechercher

Un lobby veut forcer Bennett à emménager à la résidence officielle de Jérusalem

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité exige un calendrier pour le déménagement du Premier ministre de sa maison privée de Raanana, qui coûterait 70 000 shekels par mois

Poste de garde devant le domicile privé du Premier ministre, Naftali Bennett, dans la ville centrale de Ra’anana, le 30 juin 2021. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)
Poste de garde devant le domicile privé du Premier ministre, Naftali Bennett, dans la ville centrale de Ra’anana, le 30 juin 2021. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël a déposé lundi une requête devant la Cour Suprême lui demandant d’ordonner au Premier ministre, Naftali Bennett, d’emménager dans la résidence officielle de Jérusalem, afin de mettre fin aux dépenses liées à son domicile privé de Raanana, qui tient lieu de résidence officielle.

L’organisation actuelle a nécessité des bouleversements majeurs dans le quartier afin d’assurer la sécurité et l’accès aux infrastructures dont le Premier ministre a besoin pour travailler depuis son domicile. Les travaux de sécurité auraient coûté 50 millions de shekels, auxquels s’ajoutent des dépenses mensuelles de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers de shekels.

« Aujourd’hui, nous avons déposé une requête auprès de la Cour Suprême demandant pour quelle raison le Premier ministre n’emménageait pas dans la résidence officielle de Balfour, car Jérusalem est la capitale d’Israël », a déclaré le groupe de pression dans un communiqué faisant référence à la rue Balfour, adresse postale de la résidence officielle.

Il a rappelé que, selon la loi, Jérusalem était le siège de tous les membres du gouvernement. La requête exige le calendrier de l’emménagement de Bennett à Jérusalem. Elle demande également communication des raisons pour lesquelles le procureur général ne lui a pas déjà ordonné d’emménager à Jérusalem.

« Le Premier ministre d’Israël doit vivre dans la capitale d’Israël », a assuré l’organisation.

La requête a été déposée contre Bennett, le cabinet du Premier ministre, le service de sécurité du Shin Bet qui assure la protection du Premier ministre et le procureur général.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett à la réunion hebdomadaire de cabinet à Jérusalem, le 8 mai 2022. (Crédit : Haim Zach / GPO)

L’organisation a appelé la Cour Suprême à tenir une « audience urgente » sur la question, citant des informations selon lesquelles l’État dépenserait près de 70 000 shekels par mois pour louer des logements à proximité, pour le personnel de soutien du Premier ministre. Selon le communiqué, dans le même temps, six appartements situés à proximité de la résidence officielle dans la capitale, loués dans le même but, seraient vides.

Le mouvement a déclaré avoir déjà interpellé le cabinet du Premier ministre – situé à un autre endroit dans Jérusalem – pour demander un calendrier indiquant quand Bennett emménagerait dans la résidence officielle, sans jamais avoir reçu de réponse.

Bennett a choisi d’occuper exclusivement son domicile privé de Raanana, plutôt que d’emménager à la résidence du Premier ministre, située dans le quartier de Rehavia à Jérusalem. Il a dans un premier temps expliqué avoir pris cette décision pour que ses enfants puissent poursuivre leur scolarité dans l’école de Raanana, plutôt que d’être déracinés dans une nouvelle ville.

Il a ensuite argué du fait que le service de sécurité du Shin Bet avait besoin de rénover la résidence de Jérusalem. Le Shin Bet l’a confirmé le mois dernier, affirmant qu’il était nécessaire d’apporter des améliorations aux systèmes de sécurité.

En août 2023, dans moins de 18 mois, et dans le cadre de leur accord de coalition, Bennett devrait céder le poste de Premier ministre au ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid.

La résidence du Premier ministre de la rue Balfour à Jérusalem. (Crédit : Yaakov Saar / GPO)

La décision de Bennett de rester à Raanana a attisé la colère des voisins de cette banlieue tranquille, obligés de vivre dans une rue étroitement surveillée où les manifestations bruyantes sont devenues légion.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...