Un nouveau test du cancer de la prostate pour réduire les biopsies
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Un nouveau test du cancer de la prostate pour réduire les biopsies

Cleveland Diagnostics, gérée par des Israéliens, développe des examens pour déterminer si les antigènes sont produits par des cellules cancéreuses ou des cellules normales

Cellules cancéreuses. Illustration. (Crédit : Pixabay)
Cellules cancéreuses. Illustration. (Crédit : Pixabay)

Le cancer de la prostate est le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes américains après le cancer de la peau, avec près de 190 000 nouveaux cas aux États-Unis attendus pour 2016 et environ 26 000 morts, selon l’American Cancer Society. C’est également la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes américains, derrière le cancer du poumon.

Le cancer de la prostate peut souvent être détectée avant que les symptômes ne se présentent en testant la quantité d’antigène prostatique spécifique (PSA), – une substance produite par les cellules de la glande de la prostate – dans le sang. Un niveau élevé de PSA pourrait être le signe d’un cancer et si un test sanguin fait état de tels résultats, le patient sera le plus souvent envoyé effectuer une biopsie.

Mais ici se trouve le problème. Comme le PSA est sécrété à la fois par les cellules normales et les cellules cancéreuses, les niveaux pourraient être élevés pour d’autres raisons, pas nécessairement le cancer : l’âge, une inflammation de la glande de la prostate, ou même une balade à vélo. Mais le plus souvent, lorsque les médecins reçoivent un résultat élevé, ils envoient leurs patients faire une biopsie, juste par sécurité.

« Il y a environ 1,5 million de biopsies primaires effectuées aux États-Unis par an », a rapporté Arnon Chait, originaire d’Israël et PDG de Diagnostics Cleveland, basé à Cleveland, en Ohio. « En moyenne, 70 % de ces tests sont négatifs ».

C’est une bonne chose pour les patients, mais cela représente un coût d’environ 4000 dollars (3600 euros) par biopsie, de quoi démoraliser les prestataires de santé.

Ainsi Cleveland Diagnostics (CDX), fondée par Chait et son partenaire Boris Zaslavsky en 2013, développe un kit de technologie et d’essai qui permet d’identifier le PSA qui vient précisément de cellules cancéreuses.

« Nous ne regardons pas le niveau de PSA dans le sang – qui n’est pas spécifique au cancer », a déclaré Chait. « Notre test demande : d’où ce PSA provient-il, cellules normales ou cellules cancéreuses ? Cela aidera les prestataires de santé à économiser des milliards de dollars et les patients n’auront plus à subir de procédures inutiles ».

Potentiellement, dit Chait, le nouveau test de IsoPSA, qui devrait entrer sur le marché au cours du dernier trimestre de cette année, pourrait remplacer le test du PSA dans le processus de sélection des centres de santé.

Cette même technologie peut également être utilisée dans d’autres applications, pour détecter le cancer du sein et le cancer de l’ovaire, a expliqué Chait, ainsi que pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

« C’est la même technologie mais en regardant différentes protéines avec une chimie différente et personnalisée dans le kit de test », a-t-il rapporté. « Et tous nos tests sont intimement liés à la biologie de la maladie sous-jacente en détectant les changements dans la structure et l’état du biomarqueur protéique ».

Cleveland Clinic, à Cleveland, Ohio, est un centre médical universitaire à but non lucratif et c’est l’un des plus grands systèmes hospitaliers aux États-Unis. C’est l’actionnaire et le collaborateur clinique de la société le plus important. Merchavia Holdings et Investments Ltd., dont les actions sont négociées à la Bourse de Tel Aviv, sont aussi parmi les investisseurs de CDX.

Chait était le fondateur d’un laboratoire interdisciplinaire à la NASA et a occupé plusieurs postes académiques dans les universités, y compris l’Université Tufts et l’Université Case Western Reserve.

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