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Un oligarque juif russe perd ses fonctions de direction au WJC suite aux sanctions

Le département d'État a qualifié le promoteur immobilier God Nisanov de "l'un des hommes les plus riches d'Europe et de proche associé de plusieurs responsables russes"

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, serrant la main de l'homme d'affaires et milliardaire russe God Nisanov au Kremlin à Moscou, en Russie, le 31 juillet 2014. (Crédit: Sasha Mordovets/Getty Images via JTA)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, serrant la main de l'homme d'affaires et milliardaire russe God Nisanov au Kremlin à Moscou, en Russie, le 31 juillet 2014. (Crédit: Sasha Mordovets/Getty Images via JTA)

JTA – Un autre oligarque et philanthrope juif russe s’est retrouvé pris au piège par les sanctions occidentales alors que les États-Unis ont annoncé jeudi une nouvelle série de mesures punitives visant le régime du président russe Vladimir Poutine pour sa guerre contre l’Ukraine.

Sur la dernière liste des personnes sanctionnées figure God Nisanov, un promoteur immobilier né en Azerbaïdjan que le secrétaire d’État Antony Blinken a qualifié de « l’un des hommes les plus riches d’Europe et de proche associé de plusieurs responsables russes ».

Quelques heures après l’annonce, le Congrès juif mondial (WJC) a annoncé que Nisanov avait été écarté de la direction de l’organisation en raison des sanctions.

« Le Congrès juif mondial réitère et réaffirme qu’aucune personne figurant sur une quelconque liste de personnes sanctionnées par les États-Unis, le Royaume-Uni ou l’Union européenne en relation avec le conflit en Ukraine ne peut occuper une quelconque position ou jouer un quelconque rôle au sein de l’organisation », a indiqué l’annonce. « En conséquence, God Nisanov n’est plus vice-président du WJC et a cessé de siéger au comité exécutif du WJC. »

Né en Azerbaïdjan, Nisanov est peut-être le membre le plus éminent de l’Association of Mountain Jews de ce pays. En tant que directeur de l’Association of Mountain Jews, il a parrainé divers efforts pour soutenir la communauté, notamment la création d’un musée et d’un centre culturel à Moscou.

Il a fait des dons à des écoles juives et à d’autres projets et a été affilié au Congrès juif russe et à la Fédération des communautés juives de Russie.

Il a été honoré au Kremlin en juillet 2014 lorsque le président russe Vladimir Poutine lui a remis « l’Ordre de l’amitié » du pays pour son travail sur des projets de développement économique. Ce détail figurait dans une biographie qui a été supprimée du site internet du Congrès juif mondial jeudi.

Dès le moment où les États-Unis et d’autres puissances occidentales ont décidé de sanctionner la Russie pour ses actions en Ukraine en février, plusieurs oligarques juifs russes figuraient en bonne place sur la liste des cibles prévues. Le nom de Nisanov, par exemple, figurait sur une liste de ces cibles produite par le département du Trésor en 2018.

Les sanctions contre Nisanov interviennent après que des mesures similaires ont été imposées à des pairs de la philanthropie juive russe, tels que Roman Abramovich, Moshe Kantor et le trio derrière le Genesis Philanthropy Group. Kantor a démissionné de son poste de président du Congrès juif européen après avoir été sanctionné par le Royaume-Uni en avril ; ce groupe est l’affilié européen du Congrès juif mondial.

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