Un outil de circoncision israélien va être distribué en Afrique
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Un outil de circoncision israélien va être distribué en Afrique

L’OMS veut apporter le PrePex à 14 pays d’Afrique subsaharienne

Le système PrePex (Crédit : autorisation)
Le système PrePex (Crédit : autorisation)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) devrait approuver l’utilisation étendue d’un outil développé en Israël qui permet au personnel médical de réaliser des « circoncisions non douloureuses ».

L’outil PrePex, créé par Circ MedTech, devrait recevoir le 31 mai la pré-qualification de l’OMS pour un usage sur les hommes de plus de 13 ans dans 4 pays africains.

La circoncision est selon l’OMS l’un des moyens de prévention contre le SIDA le plus efficace. Le SIDA touche toujours des dizaines de millions de personnes en Afrique, malgré une récente baisse de ce nombre. Il y a actuellement près de 30 millions de personnes contaminées par le VIH, qui est la cause du SIDA, en Afrique subsaharienne. Cette zone compte près de 70 % du total mondial des nouvelles infections au VIH.

La recherche et l’expérimentation montre, selon l’OMS, que la circoncision masculine médicale, quand elle est réalisée en sécurité par des professionnels de santé bien formés, réduit le risque d’infection hétérosexuelle au VIH pour l’homme d’environ 60 %. La circoncision peut donc jouer un rôle important dans la prévention de la propagation du VIH. Mais « vendre » la circoncision aux hommes adultes est difficile, ce qui peut se comprendre – étant donné la douleur.

L’une des raisons de cette difficulté est, a trouvé l’OMS, la douleur associée à la circoncision. Bien que la procédure soit généralement réalisée à l’hôpital, il n’y a pas toujours d’installations adéquates disponibles ; dans les campagnes, l’opération peut avoir lieu dans une clinique, sans anesthésie suffisante.

PrePex est le premier et pour l’instant le seul outil pour les circoncisions masculines non chirurgicales, selon Eddy Horowitz, PDG de Circ MedTech. L’outil ne nécessite « ni injection d’anesthésiques, ni chirurgie, ni suture, ni installation stérile », a-t-il dit.

Le PrePex est en fait un outil peu technologique, qui est constitué d’anneaux de plastique et de caoutchouc qui sont placés sur le pénis, et utilise la pression pour séparer le prépuce du gland. L’anneau de pression élastique est appliqué sur le prépuce, coupant ainsi l’irrigation sanguine. Après une semaine, le prépuce tombe, et la blessure est traitée avec un onguent.

Dans les études menées par la compagnie en association avec l’OMS, le système a « confirmé que PrePex est sûr et efficace quand il est utilisé par des médecins et des infirmières, permettant une procédure en absence quasi complète de sang, qui ne nécessite pas d’aiguilles (pas d’injection d’anesthésique), pas de couteau, pas de suture, pas d’environnement stérile.

L’étude la plus récente a également confirmé que la formation à la procédure est simple et peut être menée par des infirmières formées de manière rapide et efficace. Au total, plus de 90 % des procédures menées à ce jour l’ont été par des infirmières », a déclaré la compagnie à propos de son étude approuvée par l’OMS.

Les résultats étaient suffisamment positifs pour que l’OMS accorde à l’outil le statut de pré-qualification pour l’utilisation sur les adultes de plus de 18 ans en 2013, et à présent pour les adolescents.

Le service de qualification est fourni par l’OMS pour assurer la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits médicaux, ce qui rend plus facile leur achat par les ONG avec de l’argent public.

A ce jour, plus de 125 000 procédures PrePex ont été menées dans 12 pays : le Botswana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Rwanda, l’Arique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe et l’Indonésie. Plus de 11 centres de formation nationale sont situés en Afrique, formant des professionnels de santé, selon la compagnie.

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