Un ouvrier tué dans l’effondrement d’un échafaudage à Haïfa
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Un ouvrier tué dans l’effondrement d’un échafaudage à Haïfa

Le corps de l'homme, qui serait âgé d'une trentaine d'années, a été retrouvé dans les décombres et sa mort a été prononcée sur les lieux du drame ; la police a ouvert une enquête

Un ouvrier travaille sur un toit d'un chantier de construction à Jérusalem, le 5 août 2015 (Nati Shohat/Flash90).
Un ouvrier travaille sur un toit d'un chantier de construction à Jérusalem, le 5 août 2015 (Nati Shohat/Flash90).

Un ouvrier israélien qui travaillait dans le secteur du bâtiment a fait une chute mortelle dans la journée de lundi, causée par l’effondrement d’un échafaudage sur un chantier dans le nord du pays.

Les secours ont fouillé les décombres pour s’assurer qu’un autre ouvrier n’avait pas également été enseveli.

L’homme, qui n’a pas été identifié mais qui serait âgé d’une trentaine d’années, se trouvait sur l’échafaudage au moment où ce dernier s’est écroulé, selon certaines informations. Il a été sorti des décombres par les secours et les personnels médicaux ont prononcé sa mort sur le lieu du drame.

L’incident a eu lieu dans le quartier Neve Shaanan de Haïfa.

La police a ouvert une enquête.

Des accidents mortels sur les chantiers israéliens surviennent presque toutes les semaines à cause, en grande partie, de règles de sécurité largement peu respectées. Plus de 20 personnes travaillant dans le secteur de la construction ont été tuées dans des accidents depuis le début de l’année, selon les activistes qui se sont emparés de ce sujet.

L’organisation Worker’s Hotline a ainsi fait savoir que 35 ouvriers étaient morts durant leur travail en 2017. Ce chiffre s’était élevé à 38 en 2018.

L’année dernière, une grève générale avait été évitée au dernier moment après la conclusion d’un accord entre le syndicat Histadrout et le gouvernement portant sur l’amélioration des conditions de sécurité pour les travailleurs du bâtiment. La grève avait pour objectif de mettre en lumière le manque de règles de sécurité sur les sites de construction suite à la mort de plusieurs douzaines d’ouvriers.

Parmi les nouvelles mesures adoptées l’année dernière, on comptait l’adoption obligatoire des normes européennes concernant les échafaudages, une règlementation sur les grues et d’autres améliorations.

Alors que les accidents sur les chantiers sont communs en Israël, la plupart des employés du secteur de la construction sont des Palestiniens ou des étrangers et la question se trouve rarement au centre des préoccupations publiques.

Seuls 50 % des décès survenus sur des sites de construction entre 2011 et 2015 ont fait l’objet d’une enquête, selon une étude menée par le centre de recherches et d’information de la Knesset, et plus de la moitié de ces dossiers ont été clos faute de preuves suffisantes, a fait savoir la radio israélienne au mois de septembre.

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